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Pôles d'activités > Pôle Territoires et Patrimoines Réduction de la pauvreté à Porto-Novo - Accron-Gbècon
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![]() Entrée principale du palais Gbècon |
Historiquement, le pouvoir politique et économique a basculé dans les premières années du XXeme siècle de ce pôle royal et autochtone vers un nouveau pôle de pouvoir au fur et à mesure du développement de l'implantation coloniale à l'ouest de la ville.
Du point de vue de la protection juridique et de la gestion du patrimoine, cette zone concentre de nombreux problèmes. Elle est soumise au " droit coutumier ", non écrit, fait de traditions ancrées dans les mentalités. Rois, ministres, dignitaires divers des cultes traditionnels y résident toujours et ont encore un certain pouvoir auprès des populations.
Les textes du droit moderne du patrimoine au Bénin y sont quasiment inconnus ; il est vrai qu'ils sont parfois obsolètes. L'application du droit foncier, notamment en ce qui concerne le droit de propriété et le permis de construire, est difficile à y mettre en œuvre.
Cependant, les populations ont une certaine discipline par rapport à la protection
du patrimoine. Elles sont les gardiennes des us et coutumes de la ville.
Malgré leur état de pauvreté, ces populations continuent d'entretenir par cotisations
et à leur façon, les lieux d'identité communautaire. Ce faisant, elles détruisent
souvent par démolition ou par reconstruction en béton des constructions dont
la valeur patrimoniale est inestimable.
La pression démographique forte dans ces quartiers comme dans la ville en général, conjuguée à la pauvreté des populations, entraîne la cession ou la vente de parties entières de ce patrimoine, vouées alors à la destruction au profit de constructions plus " modernes " et plus " utilitaires ".
Pour avoir des chances de succès, la réhabilitation de ces deux quartiers anciens doit donc prendre en compte simultanément le développement économique aussi bien que la réalisation d'opérations de conservation sur le patrimoine.
Au regard de la richesse patrimoniale de la zone, le tourisme culturel semble être un axe naturel de développement économique.
Mais celui-ci ne peut se développer que dans un environnement revitalisé où les éléments patrimoniaux sont mis en valeur, et leur gestion organisée.