Bonjour à tous ! Au sommaire de ce numéro :

Editorial
Notre invité : M. Luc Gnacadja
Génération 2
Naissance de la CACAO
Courrier des lecteurs

 Hello to everyone! A brief summary of this edition:

Editorial
Interview with Mr Luc Gnacadja
Generation 2
Birth of the CCAWA
Letters to the Editor

L'éditorial de Alain Godonou, Directeur de l'EPA

C'est avec plaisir que nous vous offrons cette quatrième parution de notre revue électronique. Comme vous le remarquerez, les voix qui s'y expriment ne sont plus uniquement les nôtres : l'œuvre devient commune.
Nous inaugurons ainsi une rubrique Invité(e) où nous nous entretenons avec l'un de ces hommes ou femmes qui forcent notre admiration pour la qualité de leur réflexion et du service qu'ils rendent au patrimoine culturel africain, sans tambours ni trompettes. Ainsi en est-il de L.M-C. Gnacadja, architecte, actuel ministre de l'Environnement, de l'Habitat et de l'Urbanisme du Bénin dont le souci permanent pour l'identité des terroirs mérite d'être partagé par ses pairs, architectes ou ministres.
Une deuxième génération de formateurs pour l'EPA et le PMDA est en gestation à travers le projet Génération 2 dont Isabelle Verger de l'ICCROM nous rend compte.
Les acteurs culturels africains indépendants se concertent ; en Afrique de l'Ouest, ils viennent de fonder le réseau CACAO dont l'ambition suprême est la promotion d'une société civile culturellement informée et dynamique ; ils ont choisi l'EPA comme lieu de ralliement : nous assumerons.
Beaucoup parmi vous avez réagi à l'un ou l'autre des précédents numéros. Nous ouvrons donc un Courrier des lecteurs. N'hésitez pas à nous écrire, à critiquer, à proposer…
Il n'est de richesse que d'Hommes, dit-on. Puissent tous ces engagements personnels et collectifs produire sur cette terre de souffrances "la succulence des fruits" dont nous parle Aimé Césaire. Bonne lecture !


Alain Godonou's Editorial - Words from the Director of EPA

It is with great pleasure that we offer you this fourth issue of our newsletter. As you will notice, we are no longer alone in speaking: the work becomes collective.
We are starting a new Interview with section where we talk to men and women we admire for the quality of the work they are discreetly doing for African cultural heritage, such as Mr L.M-C. Gnacadja, architect, now Minister of Environment, Housing and Urban Planning of Benin, whose permanent concern about the preservation of regional identities, deserves to be made known to his equals, architects or ministers.
A second generation of trainers for EPA and PMDA is currently under way through ICCROM's Generation 2 project, which Isabelle Verger, the project's coordinator, will be telling us about.
Independent African cultural practitioners are meeting together. In West Africa they have just created the CCAWA network, whose ambition is to promote a culturally informed and dynamic civil society. They chose EPA as rallying point: we will take up the challenge.
Many of you reacted to one or other of our previous newsletters. We therefore are starting a
Letters to the Editor section. Do not hesitate to write to us, to criticise, to suggest…
May all these personal and collective commitments produce tangible results. Enjoy!


Notre invité : M. Luc Gnacadja, Ministre de l'Environnement, de l'Habitat et de l'Urbanisme, Bénin

Architecte de formation, M. Luc Gnacadja est Ministre de l'Environnement, de l'Habitat et de l'Urbanisme depuis juin 1999. Auparavant, il était directeur de l'un des principaux bureaux d'études en Architecture et en Ingénierie des BTP du Bénin, le cabinet IMOTEPH SCP. Très sensible au patrimoine, il est co-auteur de nombreuses publications sur les villes anciennes du Golfe du Bénin.

Monsieur le Ministre, que pensez-vous de l'état des villes comme Porto-Novo et Ouidah que vous connaissez bien ?

Je pense à ces villes comme à des potentiels oubliés, malgré le travail de déblaiement qui a été fait, qui est disponible et auquel j'ai eu le privilège d'avoir participé.
Dans nos pays, la multitude des sollicitations, l'ampleur des défis, font que le patrimoine culturel est considéré comme une priorité secondaire. Et quand on se réveille pour en tenir compte, il est souvent trop tard.
Des villes comme Porto-Novo, Ouidah et d'autres le long de la côte, pour ne parler que de ces villes mémoires qui portent l'histoire de la traite négrière, de la colonisation, de la rencontre des peuples et des cultures, méritent mieux que leur sort actuel.
J'ai vu comment il est difficile de faire réaliser par les bureaux d'études des travaux conformes à l'esprit du lieu. J'ai dû moi-même arrêter le pavage de la route de l'esclave à Ouidah. Les premières propositions n'étaient pas satisfaisantes. Ce qui m'a attristé, c'est que ce soit le ministre qui ait arrêté les travaux.
Il y a un besoin de formation à tous les niveaux, agents des sociétés d'intervention, ministère, entrepreneurs, pour appréhender la notion du patrimoine.
Des villes entières peuvent se fonder sur leur patrimoine pour réactualiser leur potentiel économique. Ouidah, Porto-Novo, mais aussi Grand Popo, Agoué. Elles pourraient déjà mettre en place une bonne signalétique pour indiquer les lieux de mémoires comme des stèles de repère d'histoire. Cela permettrait d'éviter aux guides des erreurs et même d'activer l'animation urbaine. Il faut également aider à améliorer la qualité des guides : deux guides racontent deux histoires différentes, ce sont les caprices de leur mémoire.
Ceci donnerait à ces villes une autre forme d'animation.

L'EAMAU (Ecole africaine des métiers de l'architecture et de l'urbanisme) et l'EPA, avec le concours de l'UNESCO, notamment du Centre du Patrimoine Mondial, envisagent de proposer des formations spécialisées sur le patrimoine. Quel soutien pouvons-nous attendre de vous ?

Disons que j'attends la proposition concrète écrite pour préciser le soutien.
Ce qui est sûr, c'est qu'un tel projet bénéficiera d'un appui institutionnel certain, ne serait-ce que pour en faire le plaidoyer. J'espère aussi que ces formations seront orientées et organisées pour tous les niveaux de compétences ; qu'elles seront organisées aussi au niveau post-universitaire selon un calendrier flexible et des modalités simples pour permettre à un public très occupé par ses activités de ne pas s'en éloigner trop longtemps tout en se formant.

L'étude sur Porto-Novo a révélé de graves lacunes dans la législation concernant le permis de construire.

Nous sommes conscients de ces problèmes qui ne sont pas faciles.
Par ailleurs, la décentralisation entraîne la mise en cohérence de notre législation par rapport à ce nouveau cadre institutionnel. Le permis de construire, pour la plupart des actes de construction, relève des compétences communales. Un travail d'évaluation est actuellement en cours au niveau du ministère.
Depuis quelques années, nous avons lancé dans le cadre du PGUD (Programme de gestion urbaine décentralisée) un projet d'appui à la réforme foncière et à l'urbanisme qui n'a pas démarré aussi tôt que souhaité ; mais les choses sont en route et la mise à jour des textes se fera conformément au nouveau cadre institutionnel.

Lors de la Conférence sur les sites du patrimoine mondial et le développement durable, qui s'est tenue en Afrique du Sud, à Johannesburg, du 19 au 23 août 2002, il est clairement apparu que les ministères comme le vôtre en charge de l'environnement et de l'urbanisme devraient jouer un rôle important dans la sauvegarde du patrimoine. Qu'en est-il au Bénin ?

Il faut savoir communiquer pour éviter l'effet inverse de ce que vous recherchez. Le MEHU est disposé, de concert avec le Ministère de la culture, à ce que l'approche Patrimoine soit prise en compte dans les projets dépendant de ses compétences.
Nous n'avons pas une attitude revendicatrice quant aux attributions mais une attitude dynamique pour une meilleure prise en compte des politiques de conservation et de gestion du patrimoine. Nous nous situons plus dans le patrimoine tangible qui est l'expression, la matrice de l'intangible. Il y a eu des initiatives pas toujours positives.
Il y a une tendance forte à l'intervention pour faire du neuf. Même là ou l'intégration est possible, on privilégie la production systématique. Il y a un plaidoyer à faire et il faut choisir chaque occasion pour le faire. C'est pourquoi, je vous encourage à poursuivre le travail sur la mosquée centrale de Porto-Novo et à le diffuser comme un exemple vivant, un modèle.


Interview with Mr Luc Gnacadja, Minister of Environment,
Housing and Urban Planning, Benin

Architect by training, Mr Luc Gnacadja has been Minister of Environment, Housing and Urban Planning since June 1999. Before then he was the director of one of the major architecture and engineering firms of Benin, IMOTEPH SCP. Very sensitive to cultural heritage, he is co-author of many publications on ancient towns of the Bight of Benin.

What do you think of the state of towns like Porto-Novo or Ouidah, which you know well?

I think of these towns as forgotten potentialities, despite the work that has been going on there and in which I had the privilege of participating.
In our countries, the number of problems, the scale of the challenges, make cultural heritage seem secondary. And when one suddenly starts to take it into account, it is often too late.
Towns like Porto-Novo, Ouidah and others along the coast, to mention only those memory towns which have the history of the slave trade, of colonisation, of the meeting of peoples and cultures, deserve better than their present fate.
We need training at all levels - companies, ministries, contractors - in order to understand the notion of cultural heritage.
Whole towns can use their heritage to activate their economic potential - Ouidah, Porto-Novo but also Grand Popo, Agoué. They could already put up good signs to indicate places of memory, like stelae for example, to mark historical places. This would help to avoid mistakes made by guides and would also liven the urban atmosphere. We also need to improve the quality of guides: two guides tell two different stories. These are the whims of their memories.
This would give these towns another kind of atmosphere.

EAMAU (Ecole africaine des métiers de l'architecture et de l'urbanisme) and EPA, with the help of UNESCO, particularly the World Heritage Centre, are thinking of setting up specialised courses on cultural heritage. What help can we expect from you?

I am waiting for the concrete written proposal of UNESCO before committing any support.
What is sure is that such a project will have institutional support, if only to defend it. I hope that these courses will be adapted to all levels; that they will be organised for post-university level as well, with a flexible timetable and simple modalities to make it possible for people who are very busy to be trained without being away from their jobs for too long.

The study on Porto-Novo shows huge gaps in the laws concerning building permits.

We are conscious of these problems which are not simple.
However, decentralisation leads to the coherence of our legislation regarding this new institutional framework. Building permits, for most construction work, are the responsibility of town councils. An evaluation is being carried out at the ministry.
A few years ago, in the framework of the PGUD (Programme de gestion urbaine décentralisée), we launched a project for the support of land reform and urban planning which did not start as early as we would have wished. But things are moving along, and the update of legal texts will take place in accordance with the new institutional framework.

During the conference on the World Heritage Sites and Sustainable Development which took place in Johannesburg, South Africa, from August 19 to 23, 2002, it clearly appeared that ministries such as yours, in charge of environment and urban planning should play an important part in the safeguarding of cultural heritage. What is Benin's position?

One needs to know how to communicate in order to avoid inverse results to those expected. The Ministry of Environment, Housing and Urban Planning agrees, together with the Ministry of Culture, that the cultural heritage point of view should be taken into account in the projects under their jurisdiction.
We have a dynamic approach to better take into account conservation and heritage management policies. We deal more with tangible heritage, which is the expression of the intangible.
There have been initiatives that were not always positive.
There is a strong tendency to build new things. Even if it were possible to adapt, one tends to produce anew. People need to be made aware of this at every possible occasion.
That is why I encourage you to carry on with the work on the Central Mosque of Porto-Novo, and to promote it as a living example, a model.

GENERATION 2 : pour contribuer à la formation des professionnels de musées en Afrique

En l'an 2000, l'ICCROM concluait le programme PREMA 1990-2000 après avoir préparé une première génération de formateurs en Afrique. Le but du projet Génération 2 est de faciliter la formation d'une seconde génération de professionnels de musées capables d'enseigner et aussi de concevoir et adapter leur matériel pédagogique. C'est une initiative conjointe de l'ICCROM, de l'EPA et du PMDA (Programme for Museum Development in Africa) qui a reçu le généreux soutien du Getty Grant Program et la collaboration des universités de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de Londres.

Le projet prévoit la production de matériel pédagogique permettant d'enseigner et d'apprendre de façon interactive, en privilégiant l'esprit d'initiative et l'autonomie des participants. En décembre 2003, 8 sets seront disponibles : documentation des collections, détérioration, supports, contrôle des infestations, collections en réserves, conservation préventive, partenariat et financement. Un cd-rom et une publication sont aussi en chantier, afin de guider les nouveaux enseignants à préparer de façon créative plans de cours et activités pédagogiques. Le projet se conclura par des séminaires dédiés aux techniques pédagogiques, un à l'EPA et l'autre, en anglais, au PMDA, à Mombasa, Kenya.

Pour obtenir des renseignements supplémentaires, contacter Isabelle Verger : iv@iccrom.org


GENERATION 2: contributing to the training of African museum professionals

In 2000, ICCROM concluded the PREMA 1990-2000 programme after having trained a first generation of trainers in Africa. The aim of the Generation 2 programme is to facilitate the training of a second generation of museum professionals capable of teaching and also of conceiving and adapting their pedagogical material. It is a joint ICCROM, EPA and PMDA (Programme for Museum Development in Africa) initiative that received generous financial support from the Getty Grant Program and the cooperation of the Universities of Paris 1 Panthéon-Sorbonne and London.

The project aims at producing pedagogical material which will enable to teach and learn in an interactive way, by encouraging participants' initiatives and autonomy. In December 2003, eight sets will be available: documentation of collections, deterioration, supports, pest control, collections in storage, preventive conservation, partners and sponsoring. A CD-Rom and a book are in progress in order to guide new teachers in preparing course plans and pedagogical activities in a creative way. The project will end with seminars on pedagogical techniques: one at EPA and the other, in English, at the PMDA in Mombasa, Kenya.

For more information, please contact Isabelle Verger: iv@iccrom.org.

Naissance de la CACAO à l'Ecole du Patrimoine Africain

La Concertation des Acteurs Culturels de l'Afrique de l'Ouest - CACAO, réseau d'acteurs culturels non étatiques d'Afrique de l'Ouest, est née à Porto-Novo, République du Bénin, le 28 mars 2003. Cette naissance est l'aboutissement d'un long travail au niveau des acteurs culturels de la sous-région et du Plan d'Action Régional pour la coopération culturelle en Afrique de l'Ouest, soutenu par l'Union Européenne. Ce réseau ouvert à tous les acteurs culturels non-étatiques de l'Afrique de l'Ouest vise quatre objectifs essentiels :

  • contribuer à améliorer les conditions de vie et de travail des acteurs culturels dans la sous-région ;
  • stimuler le développement d'une société civile culturelle qui contribuera à son tour à l'animation d'une société civile culturellement informée et motivée ;
  • stimuler et faciliter les échanges entre les professionnels de l'espace CEDEAO et entre ceux-ci et les professionnels des autres régions d'Afrique et du monde ;
  • animer un dialogue entre les professionnels et les institutions nationales, régionales et internationales, en vue d'une meilleure prise en compte de la culture dans les stratégies de développement.

    Au terme des débats, trois organes régissent cette association professionnelle :

  • l'Assemblée Générale : l'instance délibérative qui réunit tous les membres de l'association
  • le Conseil d'Administration : l'instance exécutrice
  • un Secrétariat Exécutif : sous la responsabilité du Conseil d'Administration, il gère l'association au quotidien.
    Les organes directeurs refléteront autant que possible la diversité des pays, des langues, des sexes, des métiers de la culture.

    L'Ecole du Patrimoine Africain qui abrite le siège provisoire de la CACAO est heureuse de participer à cette mobilisation des acteurs culturels africains.
    Contact : cacao-ccawa@numibia.net


    Birth of the CCAWA at the Ecole du Patrimoine Africain

    The Congress for Cultural Action in West Africa - CCAWA, network of non-governmental cultural practitioners in West Africa was created in Porto-Novo, Republic of Benin, on March 28, 2003. This creation was the conclusion of minute work carried out by the Plan d'Action Régional pour la coopération culturelle en Afrique de l'Ouest, financed by the European Union. The network which is open to all non-governmental cultural practitioners of West Africa has four main goals:

  • to contribute to the improvement of living and working conditions of cultural practitioners in the sub-region;
  • to stimulate the development of a cultural civil society which will contribute in its turn to the animation of a culturally informed and motivated civil society;
  • to stimulate and ease exchanges between professionals of the ECOWAS area and between them and professionals of other parts of Africa and the world;
  • to animate a dialogue between professionals and national, regional and international institutions, in view of better taking into account culture in development strategies.

    At the end of the meeting, three bodies were created to govern the organisation:

  • the General Assembly: gathers all the members of the organisation to deliberate
  • the Administrative Board: executive body
  • the Secretariat: under the responsibility of the Administrative Board, it manages the organisation daily.
    These bodies will reflect as much as possible the diversity of countries, languages, gender and trades.

    The Ecole du Patrimoine Africain (School of African Heritage) which houses the provisional headquarters of the CCAWA is pleased to participate in the mobilisation of African cultural practitioners.
    Contact: cacao-ccawa@numibia.net

    Courrier des lecteurs

    L'article "Pistes pour l'éducation au patrimoine" du précédent numéro de la Newsletter de l'EPA, a suscité beaucoup de réactions. Ne pouvant les citer toutes, nous avons sélectionné celle-ci :

    "Cher Editeur,
    Je vous remercie pour l'excellent article sur les Musées et les publics scolaires, thème qui me tient aussi à coeur.
    Je connais bien l'Afrique puisque je travaille à l'UNESCO pour la conservation et la protection des sites protégés et du patrimoine culturel depuis plus de 15 ans.
    Je pense que les pays africains peuvent apprendre les uns des autres. Pendant une enquête que j'ai menée entre 1999 et 2002, nous avons appris que environ 250 écoles visitaient les ruines du Grand Zimbabwe chaque mois, soit environ 2500 enfants. Le Musée national du Kenya, à Nairobi, ainsi que d'autres musées du pays tels Fort Jesus à Mombasa, le musée de Lamu, sont pleins d'enfants, surtout le samedi. L'année dernière j'ai visité le "Berceau de l'Humanité" à Sterkfontein à côté de Krugersdorp, ainsi que Robben Island, et nous ne pouvions pas trouver un chemin où passer à cause de tous les groupes organisés d'enfants se battant pour visiter le site. Il est difficile d'estimer l'énorme nombre de groupes d'enfants qui visitent chaque jour l'Orphelinat des animaux à Nairobi.

    J'ai donné les exemples ci-dessus pour montrer qu'ailleurs en Afrique, il y a plus de succès, et que peut-être les directeurs des musées des pays où vous avez enquêté pourraient visiter les pays où les musées ont du succès pour apprendre quelques-unes des méthodes utilisées pour attirer les visiteurs nationaux. En plus d'apprendre un peu plus sur leur culture, ces visiteurs nationaux peuvent apporter un peu de revenus qui peuvent être utilisés pour améliorer les conditions des musées.
    Merci encore pour votre intéressant article, et gardez moi sur votre mailing list.

    Dr. Elizabeth O. Wangari
    UNESCO - World Heritage Centre".


    Letters to the Editor

    The article on "Ideas for the teaching of cultural heritage" of the previous issue of EPA's Newsletter gave rise to many answers. Since we cannot reproduce them all, we have chosen this one:

    "Dear Editor,
    I wish to thank you for the excellent article on Museums and school children for which I am aware and fully sympathise. I realize that this is the case with visits to heritage sites both cultural and natural.
    I am familiar with Africa as a whole having worked for UNESCO in the promotion of conservation and protection of protected areas and now cultural heritage for nearly over fifteen years.
    I believe that African countries can learn from each other. During a survey I carried out between 1999 and 2002, we learned that about 250 schools visit the Zimbabwe ruins each month representing over 2,500 kids or thereabout. The Kenya National Museum in Nairobi as well as other museums in the country such as the Mombasa's Fort Jesus, Lamu museum are fully packed with kids particularly on Saturdays. Last year in August I visited the "Cradle of Humankind" at Sterkfontein near Krugersdorp and Robben Island and we could not find a place to pass because of kids all organized in groups to visit the site. It is difficult to estimate the huge number of organized kid groups that visit Nairobi Animal Orphanage each day.

    I gave the above examples to show that it is happening elsewhere in Africa, and possibly museum director's from the countries which you surveyed could visit these other countries and learn some of the methodologies necessary to attract national visitors. In addition to learning more about their culture, these national visitors can bring in a small revenue that can be used to improve the conditions of museums.
    Thank you once again for your interesting article, and continue to keep me in your mailing list.

    Dr. Elizabeth O. Wangari
    UNESCO - World Heritage Centre"


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    Rédaction : Anne Avaro, Alain Godonou, Gérard Tognimassou, Isabelle Verger.