Bonjour à tous ! Au sommaire de ce numéro :

Editorial
Questions à M. Virgilio Coelho
Gros Plan sur le Musée régional de Huíla
Vers l'informatisation de l'Infothèque de l'EPA
Courrier des lecteurs
Nouvelles du Fonds EPA

 Hello to everyone! In this edition:

Editorial
Interview with Mr Virgilio Coelho
Spotlight on The Regional Museum of Huíla
The computerisation of EPA's library
Letters to the Editor
News of the EPA Endowment Fund

L'éditorial de Alain Godonou, Directeur de l'EPA

On se demande souvent ce que font les ministères de la Culture en Afrique, tant la situation du patrimoine semble critique sur le continent. Nous avons posé la question directement à M. Virgilio Coelho, vice-Ministre angolais de la culture. Il nous a répondu aussi directement, comme vous le lirez. L’Angola qui sort, enfin, de tant d’années de guerre civile mérite le détour. L’EPA est heureuse d’avoir été associée au vaste chantier d’inventaire du patrimoine que ce pays a lancé, notamment grâce au soutien de l’UNESCO et de la Coopération italienne.
Au-delà du déluge verbal qu’elles suscitent, s’il y a un domaine de la formation où les (nouvelles) technologies de l’information et de la communication peuvent être d’un apport solide, c’est bien leur utilisation pour le renforcement des centres de documentation. Nous en avons pris conscience à l’EPA et ce que nous vous racontons ici sur notre Infothèque annonce des changements profonds chez nous.
Le dernier numéro de cette chronique a suscité beaucoup de réactions de votre part comme vous le remarquerez à travers le courrier des lecteurs. Cette revue est le symbole d’un engagement pour une cause commune, celle du patrimoine africain ; vos réactions nous encouragent à persévérer.

Bonne rentrée et à bientôt.

A. G.   


Alain Godonou's Editorial - Words from the Director of EPA

The situation seems so critical on the continent, that we often wonder what African Ministries of Culture are doing. We put the question directly to Mr. Virgilio Coelho, Angolan Vice Minister of culture. He answered just as directly, as you will see. Angola which is at last coming out of so many years of civil war is worth a visit. EPA is pleased to have been associated with the extensive inventory process which is being carried out throughout the country with the support of UNESCO and the Italian Ministry of Foreign Affairs.
As well as the various discussions that ICTs generate, one area where they can make a substantial contribution to education is in the improvement of documentation centres. We have come to this conclusion at EPA and what we will tell you about our information library will involve major changes in our institution.
The previous issue of our Newsletter gave rise to numerous responses from our readers, as you will see in the letters to the editor. This Newsletter symbolises the dedication to a common cause, that of African cultural heritage. Your reactions encourage us to persevere.

See you soon.

A. G.   

Virgilio Coelho
Questions à M. Virgilio Coelho, vice-Ministre angolais de la Culture,
chargé du patrimoine culturel et de la recherche scientifique

Monsieur le vice-Ministre, depuis le début de cette année, il y a de nouveau un ministère plein, en charge de la Culture : quelles sont vos ambitions, vos projets et vos priorités ?

D'abord, permettez-moi de vous présenter les hommes en place.
- Le Ministère est chargé de conduire la politique culturelle tracée par le gouvernement. Le Ministre est un spécialiste en sciences sociales et est un écrivain reconnu qui a à son actif 6 ouvrages publiés. Il a directement en charge quelques secteurs importants : la Bibliothèque nationale, l'Institut national des affaires religieuses.
- Le 1er vice-Ministre est chargé de la Formation artistique, de l'Institut angolais du Cinéma et de l'Audiovisuel, de l'Institut du Livre et du Disque.
- Le 2ème vice-Ministre est chargé du Patrimoine en général, patrimoine archéologique y compris, et de l'Institut national des langues et de la recherche scientifique.
Le premier combat et la première priorité sont d'organiser et de faire fonctionner normalement ce département et les institutions qui en relèvent. Nos préoccupations sont inspirées des réalités suivantes :

  • L'histoire de l'Angola n'est pas diffusée dans notre pays ! Il existe certes des travaux importants de chercheurs angolais et autres, mais il n'existe pas de manuels.

  • Il est nécessaire de mettre à la disposition du public intéressé les archives qui se sont accumulées sur l'Angola depuis le XVIIe siècle. Beaucoup se trouvent ici.

  • Faciliter l'étude des langues nationales, surtout au niveau universitaire pour former les chercheurs sur ces langues. Il y a 9 groupes ethno-culturels en Angola dont 8 bantu. Ces langues fonctionnent très bien au niveau local, mais n'ont pas d'encadrement au niveau juridique. Définir une politique d'utilisation des langues nationales a toujours été une préoccupation permanente du gouvernement angolais.

  • Il est nécessaire de mettre à jour les textes juridiques pour clarifier le secteur du patrimoine.
    Le rôle de l'Institut national du patrimoine culturel (INPC) par rapport à la gestion et à la classification du patrimoine tangible et intangible devra être conforté.

    L'organisation de votre pays, l'Angola, reconnaît un pouvoir fort aux provinces. Comment comptez-vous mobiliser les gouvernorats autour de la sauvegarde et de la mise en valeur du patrimoine culturel angolais ?

    Par la sensibilisation des autorités locales comme des populations. Elles vivent ce patrimoine sans prendre conscience de sa valeur. Chaque province a sa particularité, sa personnalité. Il faut partir de cela.
    - Partir de Mbanza Congo dans la province du Zaíre, ville avec une histoire et un patrimoine anciens. La langue est vivante. Mbanza Congo est à classer.
    - Dans la province de Lunda Norte, partir du musée de Dundo, le plus grand musée du pays (environ 11 000 objets ethnographiques sans compter les collections d'histoire naturelle et d'archéologie) avec les collections les plus anciennes.
    - Dans la province de Huíla que vous avez visitée, il faut partir du musée régional de Huíla situé à Lubango, de la richesse des traditions de la région et de son potentiel touristique et éducatif.

    Les enquêtes en cours dénotent en fait que le personnel en charge du patrimoine culturel manque généralement de formation spécialisée. Comment comptez-vous combler ce fossé entre des ambitions aussi élevées et les lacunes en ressources humaines ?

    C'est une question pour le directeur de l'INPC. Je puis vous dire que lui-même a des difficultés sur le plan organisationnel, il manque de cadres. Nous partons handicapés. Il y a eu des cadres formés mais beaucoup ne sont pas rentrés après leur formation à cause de la guerre. Ceux qui sont rentrés ont préféré des secteurs plus lucratifs. La culture est un parent pauvre. La fin de la guerre marque un nouveau départ.

    L'EPA qui est une institution de formation spécialisée et dont l'Angola est membre du Conseil d'Administration, a sollicité auprès des gouvernements africains une contribution à son fonds spécial de soutien. L'Institut national du patrimoine culturel angolais nous a assuré de son appui favorable, mais nous n'avons encore rien reçu de votre Gouvernement. Pour quand pouvons nous attendre cette contribution ?

    Je vais retrouver ce dossier, c'est important parce que le paiement reflète la conscience de l'appui que nous devons apporter à une institution continentale comme l'EPA. L'Angola a connu des situations de guerre, mais la guerre ne justifie pas tout. L'Angola est consciente de ses responsabilités et de son rôle dans le monde. Il y a pas mal d'interférences, de séquelles de la guerre. Nous sommes en train de les régler.

    Bons vents M. le Ministre.


    Interview with Mr Virgilio Coelho, Angolan Vice Minister of Culture,
    in charge of cultural heritage and scientific research

    Since the beginning of this year, there is once again a Ministry of Culture: what are your ambitions, projects and priorities?

    First, let me introduce the people concerned:
    - The Ministry is in charge of leading the cultural policy defined by the government. The Minister is a specialist in social sciences and is a famous writer who has published six books. He is directly in charge of a number of important institutions: the National Library, the National Institute of Religious Affairs.
    - The First Vice Minister is in charge of artistic training, of the Angolan Institute of Cinema and Audio-visual, of the Institute of Books and Records.
    - The Second Vice Minister is in charge of cultural heritage in general, including archaeology, and the National Languages and Scientific Research Institute. The first task and the first priority is to ensure the organisation and good functioning of the department and the institutions which depend on it. Our concerns are inspired by the following realities:

  • The history of Angola is not well known in our country! There are important studies carried out by Angolan researchers and others, but there are no textbooks.

  • It is necessary to enable people who are interested to have access to archives on Angola which have accumulated since the 17th century. A lot of them can be found here.

  • We need to facilitate the study of national languages, especially at university, in order to train researchers on these languages. There are 9 ethnic groups in Angola, 8 of which speak Bantu languages. These languages function very well locally, but they have no legislation to help them. To define a policy for the use of national languages has always been a permanent concern of the Angolan government.

  • It is necessary to update legal texts to clarify the cultural heritage sector.
    The role of the National Cultural Heritage Institute (INPC) regarding the management and the classification of tangible and intangible heritage will have to be strengthened.

    The organisation of your country, Angola, gives a lot of power to the provinces. How do you intend to mobilise the governors around the preservation and promotion of the Angolan cultural heritage?

    Through the sensitisation of local authorities and populations as well. They live with this heritage without being conscious of its value. Each province has its own particularity, its personality. One has to start with that.
    - We can start with Mbanza Congo, for example, in the Zaíre province. It is a town with an ancient history and heritage. The language is active. Mbanza Congo has to be classified.
    - We can start with the Dundo Museum, in the province of Lunda Norte, which is the largest museum in the country (approx. 11.000 ethnographic artefacts, as well as natural history and archaeology collections), with the oldest collections.
    - In the province of Huíla which you have visited, we can start with the Regional Museum of Huíla in Lubango, and the rich traditions of the area, and its touristic and educational potentialities.

    The surveys carried out at the moment show that most staff in charge of cultural heritage generally lack appropriate training. How do you mean to fill the gap between such high ambitions and the lack of human resources?

    This is a question for the Director of the INPC. All I can say is that he himself has many difficulties from the organisational point of view; he lacks senior executives. We are handicapped from the start. There were a number of trained senior executives but many did not come back after their training because of the war. Those who came back preferred to work in more lucrative areas. Culture is poor. The end of the war is a new beginning.

    EPA, a specialised training institution, of which Angola is part of the Administrative Board, has asked African governments to contribute to its Endowment Fund. The Angolan National Cultural Heritage Institute promised to support our application, but we have not received anything from your Government yet. When might we expect this contribution?

    I must get back to this file, it is important because a financial contribution reflects our awareness of the support that we must give to a continental institution like EPA. Angola has been at war, but war does not justify everything. Angola is conscious of its responsibilities and of its role in the world. There are a lot of difficulties, of after-effects due to the war. We are busy solving them.

    We wish you good luck.

    Musée régional de Huila

    Gros plan sur le Musée régional de Huíla

    Le Musée régional de Huíla, situé dans la ville de Lubango au sud-ouest de l'Angola, a été créé en 1979, à la place du musée colonial fondé en 1957. Le bâtiment qui l'abrite depuis 1957 est une villa qui date des années quarante. Le musée colonial a été fermé lors de l'indépendance de l'Angola, en 1975. Il contenait alors une collection d'art portugais, notamment des céramiques et des statues en bronze. Après trois ans de fermeture, le musée rouvrit ses portes sous le nom de Musée régional de Huíla.

    Le fonds du musée est constitué des restes des collections du musée colonial, et d'objets ethnographiques confisqués aux colons portugais de la région au moment de l'indépendance. Des collectes furent organisées à partir de 1977 pour enrichir ce fonds qui contient aujourd'hui environ 3000 objets, dont 90% d'objets ethnographiques (la majeure partie issue de campagnes de collecte), le reste étant des objets d'histoire naturelle, d'art portugais, d'archéologie et d'artisanat.

    M. José Ferreira, directeur du musée, y travaille depuis 1968, époque à laquelle il était fonctionnaire sous la colonisation. C'est après l'indépendance que cet autodidacte de 86 ans y retourne comme directeur, après deux années passées à Luanda pour aider à la création du musée d'Anthropologie de Luanda. Il a lui-même mené les campagnes de collecte qui ont enrichi le fonds muséal. La dernière campagne de collecte date de 1982.
    M. Ferreira a conçu lui-même l'exposition permanente du musée, et organise plusieurs fois par an des expositions temporaires thématiques. Homme de passion, il a su communiquer sa passion à son équipe de 5 membres permanents, dont deux ont été formés par l'EPA en documentation des collections en avril 2002.

    L'exposition permanente actuelle, répartie sur deux niveaux, date de 1996 et regroupe 240 objets (soit à peine 10% de la collection ethnographique) qui présentent un éventail de la culture matérielle de la région : archéologie, parures, industrie traditionnelle (métallurgie), transport, habitat, instruments de musique, etc., illustrée par des photos de terrain anciennes.

    Choisi comme musée pilote à la suite du cours sur la documentation assuré par l'EPA en 2002, le musée est actuellement en train de réaliser l'inventaire de ses collections ethnographiques et d'en établir la documentation complète, dans le cadre du programme national d'inventaire des musées angolais.

    L'état actuel des locaux du musée constitue un grave danger pour les collections : les toitures défectueuses favorisent l'infiltration d'eau ; dans les salles du rez-de-chaussée, les remontées capillaires sont visibles. Les réserves sont exiguës et infestées. Dans ces conditions, l'équipe de l'EPA ne pouvait que conseiller la réalisation de travaux de réhabilitation rapides, en attendant le déménagement du musée dans un espace plus adapté.

    Vu la richesse et la qualité de ses collections et l'engagement de son équipe, le musée régional de Huíla a de grands atouts pour devenir un des pôles touristiques et éducatifs de la région, voire de l'Angola. Avec 5000 visiteurs par an, il est encore en dessous de son potentiel.

    A. A. A.   


    Spotlight on the Regional Museum of Huíla

    The Regional Museum of Huíla, in the town of Lubango in South-West Angola, was created in 1979, to replace the colonial museum, which was founded in 1957. It is located in a house dating from the 1940s. The colonial museum was closed after the independence of Angola in 1975. It contained a collection of Portuguese art, especially ceramics and bronze statues. It was reopened three years after under the name of Regional Museum of Huíla.

    The collections are comprised of the old collections of the colonial museum and ethnographic artefacts confiscated from the Portuguese colonials of the area after independence. Collecting campaigns were organised as from 1977 to enrich the museum's collections which now totalise approximately 3000 artefacts, 90% of which are ethnographic artefacts (most of them collected during collecting campaigns). The rest are natural history collections, Portuguese art, archaeology and arts and crafts.

    Mr. José Ferreira, director of the museum, has been working there since 1968, when he was a civil servant during colonial times. After the independence, this self-taught man of 86 returned to the museum as its director after two years in Luanda where he had helped create the Museum of Anthropology of Luanda. He led the collecting campaigns which increased the museum's collections. The last collecting campaign took place in 1982.
    Mr. Ferreira created the museum's permanent exhibition himself, and organises a number of thematic temporary exhibitions every year. He has been able to communicate his own passionate commitment to his team of 5 permanent staff, two of whom were trained by EPA in collections documentation in April 2002.

    The current permanent exhibition, on two levels, dates from 1996 and displays 240 artefacts (that is to say 10% of the ethnographic collections) which presents a variety of aspects of the material culture of the area: archaeology, jewels, traditional industry (metallurgy), transport, housing, musical instruments, etc., illustrated by old field photographs.

    Chosen to be a pilot museum after the course on Collections documentation given by EPA in 2002, the museum is now carrying out the inventory of the ethnographic collection and creating a complete documentation system, in the framework of the national programme for the inventory of Angolan museum collections.

    The current state of the museum building is a major threat to the collections: the roof is damaged and leaks, and on the ground floor rooms rising damp is clearly visible. The storage areas are overcrowded and infested. Given these conditions, the EPA team could only recommend the carrying out of quick rehabilitation work, while waiting for the museum to be relocated to a more suitable building.

    Considering the quantity and quality of the collections, and the dedication of its team, the Regional Museum of Huíla has great potential to become one of the tourist and educational attractions of the area, if not of Angola. With 5000 visitors per year, it is still below its potential.

    A. A. A.   

    Infothèque de l'EPA

    Vers l'informatisation de l'Infothèque de l'EPA

    Pendant plus de trois mois, entre juin et septembre, l'Infothèque de l'EPA a été l'objet d'une réflexion intense, grâce notamment à Mlle Mathilde Burgy, étudiante à l'ENSSIB (Ecole Nationale Supérieure des Sciences de l'Information et des Bibliothèques) qui a choisi de lui consacrer son temps de stage.

    L'Infothèque est le centre de documentation de l'EPA. Sa mission principale originelle est d'établir un fonds de référence sur le patrimoine africain du point de vue de sa conservation et sa mise en valeur, et de le diffuser.

    Le fonds réunit à ce jour 2 120 ouvrages et une collection de vidéocassettes, de CD et de CD-Rom traitant de la conservation, des musées, du patrimoine, de l'anthropologie et des activités de l'Ecole du Patrimoine Africain, avec un taux d'accroissement de 300 entrées par an. Ce taux est en nette progression grâce à l'assistance de l'ICCROM et d'autres partenaires comme l'Institut national du patrimoine (Inp) à Paris.

    Le constat ayant été établi que la gestion documentaire jusque-là linéaire gagnerait en dynamisme grâce à l'informatisation du fonds, un ordre de priorités a été défini : commencer l'informatisation de l'Infothèque par le traitement et la mise en ligne des productions propres de l'EPA.

    En effet, si les ouvrages professionnels édités peuvent se trouver sur le marché d'une façon ou d'une autre, ce sont les productions de l'EPA (mémoires, études, enquêtes, rapports divers, etc.) qui signent son existence scientifique et intellectuelle. Or ces productions, qui sont très souvent demandées par les quelques rares personnes qui en ont entendu parler, ne sont disponibles qu'à l'intérieur de l'Infothèque et encore !

    A. G. / G. T.   


    The computerisation of EPA's Information library

    For more than three months, between June and September, EPA's library was the subject of intense reflexion, thanks mainly to Ms Mathilde Burgy, student at ENSSIB (Ecole Nationale Supérieure des Sciences de l'Information et des Bibliothèques) who had chosen to follow an internship at EPA.

    The main mission of EPA's library is to be a reference centre on African heritage, particularly concerning its conservation and enhancement, and to distribute this information.

    The library possesses 2120 volumes as well as videocassettes, compact discs and CD-ROMs on the subject of conservation, museums, heritage, anthropology and the activities of the School of African Heritage. The library acquires approximately 300 new volumes per year. This rate is growing, thanks to the support of ICCROM and other partners such as the Institut national du patrimoine - Inp (National Heritage Institute) in Paris.

    After having come to the conclusion that the documentary management would gain in dynamism if the library's collection were computerised, a list of priorities was established: it was necessary to start the computerisation of the library with the treatment of EPA's own publications, and to put the catalogue on line.

    If professional published books can be found on the market in one way or the other, it is EPA's productions (dissertations, studies, surveys, various reports, etc.), which sign its scientific and intellectual existence. However these productions, which are very often asked for by the rare people who know of their existence, are only available within the library, and even then!

    A. G. / G. T.   

    Courrier des lecteurs

    L'article " Pourquoi Copahuba ? " du précédent numéro de la Newsletter de l'EPA, a suscité beaucoup de réactions. Ne pouvant les citer toutes, nous avons sélectionné celles-ci :

  • " Cher Editeur,
    Merci pour la régularité de la Lettre de l'EPA et des bonnes nouvelles de Porto-Novo. L'ouverture de l'Ecole à l'art contemporain et à la nature, montre s'il en était besoin que le patrimoine est pris dans son sens le plus large, d'ailleurs les oeuvres créées aujourd'hui constituent bien le patrimoine de demain...
    Par ailleurs, je me réjouis de votre rapprochement avec l'Institut national du patrimoine. Nous nous verrons très prochainement autour de la table ronde sur le patrimoine colonial, à Paris. Nous avons tout à gagner, les uns et les autres, à échanger sur la notion de patrimoine. "

    Marc Pabois
    Conservateur en chef
    Direction de l'architecture et du patrimoine, France

  • " Chers amis,
    Je ne m'étonne plus de la qualité de cette Newsletter, tant j'aurai de milliers de paniers d'éloges pour votre travail.
    Le sujet de l'art contemporain nous interpelle encore plus quand il s'agit de faire revivre les espèces rares qui font partie de l'histoire d'une ville, celle de Porto-Novo. Bravo pour le travail entrepris par Romuald Hazoumè et l'équipe du JPN de Souayibou Varissou.
    Titouan Lamazou, nommé artiste de l'UNESCO pour la paix en mars dernier par le Directeur Général, a très justement exprimé dans son livre Carnet de voyage, la portée mondiale du travail entrepris par Romuald. Je souhaite me référer à ce témoignage pour exprimer ma gratitude et toute mon amitié pour ce grand artiste.
    Tout en vous souhaitant encore plus de réussite dans le futur, je suis déjà impatient de lire le prochain numéro.
    Avec toute mon amitié. "

    Lazare Eloundou
    Spécialiste de Programme
    UNESCO World Heritage Centre - Africa Unit

  • " C'est super.
    Un seul reproche : pour ceux qui ne connaissent pas Romuald Hazoumè, expliquer qu'il est un artiste réputé aurait donné plus de valeur à l'action.
    Amitiés. "

    Olivier Robert


    Letters to the Editor

    The article on "Why Copahuba?" of the previous issue of EPA's Newsletter gave rise to many responses. Since we cannot reproduce them all, we have chosen these ones:

  • " Dear Editor,
    Thank you for the regularity of the EPA Newsletter and for the good news from Porto-Novo. The opening up of EPA towards contemporary art and nature shows that heritage is taken in its broadest sense; and anyway, the works of art created now are the cultural heritage of tomorrow...
    Also I rejoice in your collaboration with the Institut national du patrimoine (National Heritage Institute). We shall see each other soon at the workshop on colonial heritage in Paris. We can all benefit from debating on the notion of heritage. "

    Marc Pabois
    Head curator
    Direction de l'architecture et du patrimoine, France

  • " Dear Friends,
    I am no longer surprised by the quality of this Newsletter and I am full of praise for your work.
    The subject of contemporary art is important to us, the more so when it entails the preservation of rare species which are part of the history of a town like Porto-Novo. Congratulations for the work carried out by Romuald Hazoumè and Souayibou Varissou's team at the JPN.
    Titouan Lamazou, named artist for peace by UNESCO's Director-General last March, very rightly pointed out in his book
    Carnet de voyage, the international scope of the work carried out by Romuald. I would like to refer to this testimonial to express my gratefulness and my friendship for this great artist.
    I wish you success in the future, and I am already burning to read the next issue of the Newsletter.
    With all my regards. "

    Lazare Eloundou
    Program Specialist
    UNESCO World Heritage Centre - Africa Unit

  • " Congratulations.
    One reproach however: for those who do not know Romuald Hazoumè, it would have given more meaning to the action if you had explained that he is a famous artist.
    Regards. "

    Olivier Robert

    Nouvelles du Fonds EPA

    A ce jour, 750 000 EUR ont été réunis pour le Fonds EPA, soit près de 33 % du total espéré. Ce fonds est vital pour la survie de l'EPA. Continuez à nous soutenir.

    Pour de plus amples renseignements, contactez :
    - A l'ICCROM : Jérôme Nhan ou Gaël de Guichen, Conseiller spécial du Fonds EPA, fonds.epa@iccrom.org
    - A l'EPA : Alain Godonou, Directeur,


    News of the EPA Endowment Fund

    To date, USD 750,000 has been collected for the EPA Endowment fund, a third of our target. The Fund is vital for EPA's survival. Please continue to help us.

    For more information please contact:
    - At ICCROM: Jérôme Nhan or Gaël de Guichen, Adviser for the EPA Endowment fund, epa.fund@iccrom.org
    - At EPA: Alain Godonou, Managing Director,
    - At the FAH (Friends of African Heritage, our 501c3 in the USA): Kevin Gray,


    BP 2205 - Porto-Novo - BENIN - Tel. : (229) 21 48 38 - Fax. : (229) 21 21 09  - E-Mail :  -  Web : http://www.epa-prema.net

    Pour vous abonner à la Newsletter de l'EPA, allez sur le site de l'EPA à http://www.epa-prema.net/newsletter.htm. Les archives de la Newsletter y sont également disponibles.

    To subscribe to EPA's Newsletter, go to EPA's Web site at http://www.epa-prema.net/epaGB/newsletter_gb.htm. The Newsletter archives are also available there.
    Rédaction : Anne Avaro, Alain Godonou, Gérard Tognimassou. Avec la participation de Mathilde Burgy, Xavier Yambo et Domingos Ziva.