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Bonjour à tous ! Au sommaire de ce numéro :
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![]() Hello to everyone! In this edition:
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11 novembre 1998 - 11 novembre 2003, l'Ecole du Patrimoine Africain - EPA a cinq ans.
Cinq ans, c'est relativement peu ; mais c'est en ce laps de temps relativement court que notre jeune institution a beaucoup accompli, devenant l'une des principales références de qualité dans le champ des institutions culturelles africaines spécialisées dans la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine culturel.
Nous en éprouvons une fierté d'autant plus légitime que nous travaillons dans un contexte difficile. Les temps sont durs et les vents défavorables. Quelles raisons avons-nous d'espérer en Afrique ? A l'EPA nous n'espérons pas : nous réfléchissons et nous agissons, avec le soutien de quelques-uns, pour être " cette présence discrète à l'heure décisive des options " dont parle Dom Helder Camara dans Le désert est fertile.
Merci à vous tous qui nous avez soutenu et à ceux qui continuent de le faire.
November 11th, 1998 - November 11th, 2003, the Ecole du Patrimoine Africain - EPA is five years old.
Five years isn't very long. But in this relatively short period of time our institution has accomplished a lot, becoming one of the main points of reference among African cultural institutions specializing in the preservation and enhancement of cultural heritage.
Our sense of pride is all the more appropriate in that we work in a difficult context. We live in hard and unfavourable times. What reasons do we have for being hopeful about Africa? At EPA we do not simply hope: we think and we act – with the support of
various people – to be "this discreet presence at the crucial moment of choosing" that Dom Helder Camara talks about in Le désert est fertile.
We thank all of you who have supported us and continue to do so.
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M. Marcel Diouf, vous êtes le monsieur culture de l'Union Africaine ; vous occupez ces responsabilités depuis longtemps déjà, du temps de l'OUA (Organisation de l'unité africaine). Qu'est-ce-qui vous a fait dire aux acteurs culturels réunis récemment à Abidjan dans la réunion UNESCO-NEPAD, qu'ils devaient être plus attentifs à l'opinion des décideurs africains sur le sujet ?
M. D.
Oui en effet, cela fait des décennies que je constate un décalage de discours entre ces deux milieux, celui des artistes, créateurs et professionnels de culture et celui des décideurs africains, responsables politiques, leaders et hauts fonctionnaires des administrations africaines.
Les hommes et femmes de culture sont convaincus de la contribution majeure que pourraient apporter les cultures africaines dans le développement durable du continent. Ils plaident pour un développement des programmes, une augmentation des budgets, etc. Or les décideurs se méfient de la culture. Beaucoup ne sont pas loin de penser que le mal de l'Afrique, ce sont ses cultures traditionnelles qui produisent de l'arriération et non du développement ; certains le disent même ouvertement. Et cela a des conséquences : la relégation de la culture au rang de sous-secteur de secteur de département dans les organigrammes des grandes institutions africaines en est une ; la diminution drastique des effectifs du personnel culturel en Afrique dont on a commencé à parler en est une autre, plus dramatique encore, si on pense que la culture est un pilier incontournable du développement.
Peut-être faudra-t-il délimiter le champ de ce qui, en Afrique, peut être considéré comme relevant de la culture : un ministère de la culture en Afrique, n'a pas forcément le même champ d'activités que son homologue en Europe ou en Amérique du Nord. Je constate moi-même des acceptions différentes quand je discute avec des anglophones et des francophones. Mais cette question ouvre des débats sans fin, les culturels s'enthousiasment et s'enflamment ; on a alors du mal à les arrêter ; les décideurs se détournent...
Je voulais tout simplement dire à ces hommes et femmes remarquables avec lesquels je travaille souvent, de prendre aussi comme priorité, le plaidoyer en direction des décideurs africains et de construire une argumentation que ces derniers, qui portent des charges très lourdes, puissent comprendre.
Mr. Diouf, you're the "Mr Culture" of the African Union. You have had these responsibilities for many years, since the time when you were at the OAU (Organisation for African Unity). What makes you say to the cultural practitioners who were recently in Abidjan for the UNESCO-NEPAD meeting, that they should be more attentive to the opinion of African leaders on this subject?
M. D.
Yes, I have noticed for years a difference in the opinions between these two groups – artists, creators and cultural practitioners on the one hand, and political leaders and top executives of African administrations on the other.
Women and men of culture are convinced that African cultures can contribute a lot to the sustainable development of the continent. They plead for the development of programmes, the increase of budgets, etc. Leaders, however, are suspicious of culture. Many think that Africa's problems are the result of its traditional cultures, which produce backwardness and not development. Some even say so openly. And this has consequences: culture is relegated to the lower levels of organizational structures in African
institutions. Another consequence is the drastic reduction of cultural staff in Africa that we have just started to talk about – which is even more dramatic, if we think that culture is a pillar for development.
Maybe we should define what comes under culture in Africa: an African Ministry of Culture doesn't necessarily deal with the same issues as its European or North American counterparts. I have noticed that English speakers and French speakers have different opinions about this. But this issue brings out never-ending debates: cultural practitioners get enthusiastic and excited; it is difficult to stop them; and leaders turn away...
All I wanted to say to these remarkable men and women I often work with, is that their top priority should be to plead for culture with African leaders and convince them with well-organized arguments – so that the leaders, who have many other responsibilities, can understand.
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" Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années ". Ces cinq courtes années ont permis à la jeune institution qu'est l'EPA d'obtenir des résultats significatifs au triple plan de la mobilisation des moyens, de l'intensification des actions et des résultats obtenus.
Au niveau des moyens financiers :
Au niveau des actions et stratégies :
Au niveau des résultats :
"For souls nobly born valor doesn't await the passing of years" (Corneille).
These five short years have enabled our young institution to obtain significant
achievements in the three areas of mobilisation of means, intensification
of actions, and results.
Financial means:
Actions and strategies:
Results:
L'îlot Accron-Gbècon, dans le tissu vernaculaire de la vieille ville de Porto-Novo fait partie de ces sites. Il s'agit de deux quartiers contigus très pauvres où l'environnement est fort dégradé.
C'est aussi et surtout une zone d'identité historique et culturelle très forte. La ville y a pris naissance. Et les palais royaux, temples et reliques de forêts sacrées jadis bien entretenus sont aujourd'hui en état de dégradation avancée.
Du point de vue juridique, la zone concentre tous les problèmes. Elle est soumise au " droit coutumier ", non-écrit, fait de traditions ancrées dans les mentalités. Rois, ministres, dignitaires divers des cultes traditionnels y résident toujours et ont encore un certain pouvoir auprès des populations. Les textes du droit moderne du patrimoine au Bénin y sont quasiment inconnus. L'application du droit foncier, en ce qui concerne le droit de propriété et le permis de construire sont difficiles à y mettre en œuvre.
Signalétique, animation, travaux d'assainissement, restauration des palais et temples, réhabilitation de l'habitat, formation des artisans, système de micro-crédits à l'habitat et à l'entrepreneuriat de proximité, etc., tels sont les ingrédients qui seront mis en œuvre dans ces quartiers pour les revitaliser économiquement et les rendre plus humains.
Nous vous rendrons compte régulièrement de cette expérience !
By setting up an intervention strategy and a fund to help safeguard and promote habitat with a strong heritage value, for the benefit of the poorer sections of the community. Such is the ambition of the programme launched by UNESCO's World Heritage Center in five sites throughout the world (Benin, Senegal, China, Guyana and Laos). EPA has decided to take up the challenge with the town of Porto-Novo and with the Beninese authorities.
The Accron-Gbècon district, situated in the old town
of Porto-Novo is part of these sites. It comprises two contiguous very poor
quarters where the environment is extremely degraded. It is also and especially
an area which has a very strong historical and cultural identity. The town
originated there. And the royal palaces, temples and relics of sacred forests
which used to be well kept, are now in a state of advanced decay.
From the legal point of view, the area concentrates every kind of problem. It is submitted to traditional, non-written law, made up of traditions engraved in people's minds. Kings, ministers and various religious dignitaries still live there and still have a certain amount of power among the population. Modern legal texts pertaining to heritage in Benin are unknown there. The land law, concerning the owner's right and building permission, is difficult to apply there.
Sign-posts, events, draining work, restoration of palaces and temples, rehabilitation of habitat, the training of artisans, micro-credit systems for habitat and local entrepreneurship, etc. - such measures will be carried out in these areas to revitalise their economy and make them more human.
We will keep you regularly informed of this experiment!
Here is a selection of the many anniversary wishes you have sent us. We are sorry that we could not reproduce them all – there's not enough room in the Newsletter! Thanks to all.
Le 20 novembre 2003, l'Assemblée Générale de l'ICCROM a adopté à l'unanimité la résolution suivante : " L 'Assemblée générale félicite le Directeur général d’avoir pris l’initiative d’établir le Fonds EPA et des résultats obtenus ; encourage les Etats membres de l’ICCROM et en particulier les Etats africains, qui doivent assurer la conservation durable de leur patrimoine culturel, à promouvoir le Fonds EPA et à apporter leur contribution. "
Ce fonds est vital pour la survie de l'EPA. Continuez à nous soutenir. Rejoignez ceux qui nous soutiennent et vous serez fiers des résultats !
Pour de plus amples renseignements, contactez :
Thanks to the support of our first donators, the EPA Endowment Fund to date is of EUR 771,000 over the targeted 2,250,000.
On November 20, 2003, ICCROM's General Assembly unanimously approved the following resolution: "The General Assembly congratulates the Director-General for having taken the initiative of establishing the EPA Fund and for the results obtained; encourages ICCROM Member States, and in particular the African states, who should ensure the sustainable conservation of their cultural heritage, to promote the EPA Fund and to contribute to it."
The Fund is vital for EPA's survival. Please continue to help us. Join those who support us, you will be proud of the results!
For more information please contact:
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Mettre en place une stratégie d'intervention et un fonds d'aide à la sauvegarde et à la mise en valeur d'habitat à forte valeur patrimoniale et ce, au profit des populations les plus démunies. Telle est l'ambition du programme lancé par le Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO sur cinq sites à travers le monde (Bénin, Sénégal, Chine, Guyane et Laos). L'EPA a décidé de relever ce défi avec la ville de Porto-Novo et les autorités béninoises.
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Voici un échantillon des nombreux voeux qui nous ont été adressés. Nous nous excusons de ne pas les avoir tous reproduits, par crainte d'alourdir la Newsletter. Merci à tous.
Avec mes meilleurs sentiments." Joseph King, ICCROM
Et tant d'efforts ! Mais aussi, quels beaux résultats ! Bravo à toute l'équipe et plein de pensées et de bises d'Ottawa ! " Catherine Antomarchi
Au nom de mon Directeur, Monsieur Francesco Bandarin, et de l'ensemble de mes collègues, je voudrais profiter de la célébration du cinquième anniversaire de l'EPA pour vous témoigner de ma conviction quant à la pérennité de cette institution qui joue un rôle fondamental en Afrique.
Joyeux anniversaire "
Lazare Eloundou, UNESCO World Heritage Centre - Africa Unit
Happy birthday." ICCROM
With warmest regards." Joseph King, ICCROM
And so much work! But also what fantastic results! Well done to all the team
and regards and best wishes from Ottawa!" Catherine Antomarchi
In the name of my Director, Mr Francesco Bandarin, and my colleagues, I would like to take the opportunity of the celebration of EPA's fifth anniversary to express my conviction that this institution which is playing a fundamental role in Africa will continue to do so in the future.
Happy birthday."
Lazare Eloundou, UNESCO World Heritage Centre - Africa Unit
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Grâce au soutien de nos premiers donateurs, le Fonds EPA aujourd'hui est de 771 000 euros sur les 2 250 000 recherchés.
- A l'ICCROM : Jérôme Nhan ou Gaël de Guichen, Conseiller spécial du Fonds EPA, fonds.epa@iccrom.org
- A l'EPA : Alain Godonou, Directeur,
- At ICCROM: Jérôme Nhan or Gaël de Guichen, Adviser for the EPA Endowment fund, epa.fund@iccrom.org
- At EPA: Alain Godonou, Managing Director,
- At the FAH (Friends of African Heritage, USA): Kevin Gray,
Pour vous abonner à la Newsletter de l'EPA, allez sur le site de l'EPA à http://www.epa-prema.net/newsletter.htm. Les archives de la Newsletter y sont également disponibles.
To subscribe to EPA's Newsletter, go to EPA's Web site at http://www.epa-prema.net/epaGB/newsletter_gb.htm. The Newsletter archives are also available there.
Rédaction : Anne Avaro, Alain Godonou, Gérard Tognimassou.