| Bonjour à tous
! Au sommaire de ce numéro : Editorial
L'invitée : Lorna
Abungu
Dossier
: les musées
Ils
nous ont rendu visite : le DG ICCROM
Le
Fonds EPA
Paroles
de sagesse |
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Hello
to everyone! In this issue: Editorial
Our
Guest: Lorna
Abungu
Special
feature: Museums
They
visited us: ICCROM DG
EPA
Endowment Fund
Words
of wisdom
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Editorial |
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Editorial |
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Alain
Godonou, Directeur de l'EPA
C’est
avec beaucoup d’espoir que nous vous offrons
ce numéro, le 16ème de notre revue électronique.
Que tous ceux qui s’étaient habitués à nous
lire régulièrement nous excusent pour
la rupture de cette parution. L'ampleur des tâches
du quotidien avait fini par nous submerger. Mais
nous n'avons pas baissé les bras ; nous nous
sommes remobilisés et avons remis le métier
sur l'ouvrage.
Il est vrai, nous avons reçu aussi quelques
soutiens inestimables qui nous ont permis d’étoffer
notre équipe et de nous réorganiser. L’EPA
continue donc de monter en puissance...
Y a-t-il un effet Quai Branly ? Dans tous les cas,
c'est un gros succès
pour ce grand musée parisien de susciter tant de débats. Nous y
reviendrons.
Notre dossier est justement consacré aux musées, non pour sacrifier à la
mode, mais pour rappeler qu'au-delà de l'intérêt médiatique
actuel, l'institution, en Afrique comme ailleurs, en Afrique plus qu'ailleurs,
mérite plus que jamais l'attention. C'est pour cela que nous donnons la
parole à l'une des personnes qui ont le plus contribué à l'organisation
de la réflexion sur les musées en Afrique ces dernières
années, Lorna Abungu. Pour avoir assumé avec tant d'abnégation
le colossal travail de maintenir AFRICOM comme cadre continental de rencontres
et de débats,
Lorna mérite notre reconnaissance à tous, professionnels du patrimoine
; le grand succès de la 2ème Conférence et Assemblée
générale du Cap du 4 au 7 octobre 2006 lui doit beaucoup.
Bonne nouvelle pour les musées africains : les premiers financements du "FSP
les musées au service du développement" ont été mis à disposition
par la Coopération française. Le programme démarre donc.
Mille mercis à tous ceux qui ont travaillé pour cet heureux aboutissement.
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A
message from the Director of EPA
It
is with great hope that we bring to you this sixteenth
issue of our Newsletter. We ask everyone who has been
used to reading it regularly
to please
forgive
us for
having temporarily suspended its publication. We were
overwhelmed by our huge day-to-day tasks. But we
did not give up. We have made every effort to get
it written and to finally bring it to you.
We also have received invaluable support
that has enabled us to enlarge our team and re-organise
ourselves. EPA thus continues to grow and get stronger.
Is there a "Quai Branly effect"?
In any case, it is a great success for this Parisian museum to be the subject
of
so much debate and comment. More of this later.
Our Special Feature is on museums, not in order to be fashionable, but to remind
us that beyond the present mediatic interest, the Museum institution, in Africa
as
elsewhere, though more in Africa than outside it, deserves our attention more
than ever.
That is why we have asked Lorna
Abungu, one of the people who has the most contributed to organising reflection
on museums in Africa in recent years, to talk
to us.
Because she has so selflessly carried out the daunting work
of maintaining AFRICOM
as a framework for meetings and debates, Lorna deserves the gratitude of all
heritage professionals. The great success of the 2nd General Assembly and Conference
in Cape Town, from October 4 to 7, 2006, is in large part due to her.
Good news for African museums: the first funds for the "FSP, museums at
the service
of development" have been made available by the French Ministry of Foreign
Affairs. The programme has now started. Many thanks to all those who have
worked so hard towards
this outcome.
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L'invitée |
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Our
Guest
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Lorna
L. Abungu
Lorna
L. Abungu est diplômée en Archéologie/Muséologie de l’Université de l’Etat de New York. Elle est également diplômée en conservation et photographie archéologiques de l’Institut d’Archéologie de Londres.
Lorna a rejoint les Musées Nationaux du Kenya (National Museums of Kenya-NMK) en 1989 en tant qu’archéologue, basée à Mombasa. Plus tard elle diversifia son travail et prit part à divers programmes de médiation culturelle au NMK.
De 2000 à 2006 elle fut Directrice exécutive de AFRICOM, le Conseil International des Musées Africains, dont le siège est à Nairobi, Kenya.
Le 12 février 2007 elle reçut une distinction honorifique décernée par l’EPA pour son engagement au service des musées
africains.
1.
Quels ont été les grands défis que tu as eu à relever à la tête du Secrétariat d’AFRICOM pendant la période
de ton mandat ?
Il y a eu peut-être quatre défis majeurs :
1. Faire la transition entre les programmes AFRICOM et l’institution AFRICOM ;
2. La création d’un Secrétariat fonctionnel ;
3. La programmation et la pérennisation financière et ;
4. Avoir un mandat qui couvre tout le continent africain.
2.
Que reste-t-il à faire selon toi et quelles devraient être
les priorités ?
C’est une question difficile et je n’aimerais pas qu’on pense que j’essaye d’imposer ma vision des choses. J’ai eu deux mandats en tant que Directeur et les orientations futures sont entre les mains du nouveau Directeur et du nouveau Conseil d’Administration. Pendant mes six années à AFRICOM, j’ai eu l’immense privilège de travailler aux côtés de beaucoup de personnes étonnantes pour construire l’organisation et son réseau dynamique de jeunes (et vieux !) professionnels du patrimoine. Ce qui reste à faire selon moi est de maintenir et d’accroître les fondations solides qui ont été construites jusqu’à maintenant pour gagner la confiance de nos partenaires techniques et financiers et des membres d’AFRICOM.
Selon moi AFRICOM est avant tout une organisation de mise en réseau. Or, la mise en réseau dépend de la communication. Je pense donc qu’améliorer l’infrastructure de communication (en terme d’accès à l’Internet) dans les musées et institutions patrimoniales africains, ce qui à terme permettra aux professionnels du patrimoine d’accéder à l’information, devrait demeurer une priorité d’AFRICOM. On peut organiser des millions d’ateliers et de formations en Afrique et ailleurs, mais tant qu’on n’aura pas amélioré et étendu le réseau de communication, ce sera toujours le même petit groupe de personnes qui en bénéficiera. A cette fin, le Secrétariat a développé un programme en deux phases dont le but est de relier les musées africains au monde à travers le développement de moyens techniques/en ligne et le développement de contenu numérique, surtout pour les plus petits musées. J’espère que les moyens financiers nécessaires pourront être rassemblés pour ce projet ambitieux.
3.
Quelles devraient être les priorités des musées en Afrique aujourd’hui ?
AFRICOM a toujours relayé le message de Alpha Konaré disant
que le modèle européen des musées doit être brisé et
que les musées africains doivent être en symbiose avec
les communautés qu’ils servent. Je pense que de nombreux
musées en Afrique ont atteint cet objectif, ou sont
en train de l’atteindre. Ceci est une priorité et devrait
toujours le rester. Mais je pense aussi que les musées
africains ne pourront y arriver qu’à travers une direction
forte, honnête et capable.
Par le passé nous nous sommes concentré sur la formation technique du personnel.
Grâce au programme PREMA de l’ICCROM, de nombreux professionnels africains ont été formés
en technique de conservation et de gestion des collections entre autres. La naissance
de l’EPA et du PMDA (aujourd’hui CHDA) a aussi eu pour résultat la continuité dans
la formation technique et un développement académique et professionnel. WAMP,
Samp, Africa 2009 ainsi que d’autres organisations du continent ont également
apporté leur contribution à la formation. Je suis contente que de plus en plus
de professionnels africains aient récemment pu poursuivre des formations plus
basées sur la gestion, comme par exemple le cours diplômant APMHS (African Programme
in Museum and Heritage Studies) du Cap, Afrique du Sud.
Notre nouvelle génération de musées africains a besoin d’une génération de leaders
visionnaires, et il appartient aux divers acteurs dans le domaine du patrimoine
de faire en sorte que cela arrive.
4.
Comment vois-tu la complémentarité ou les synergies
entre les différents acteurs/organisations/ONG qui
travaillent sur les musées en Afrique ?
C’est une question très importante. Je travaille généralement
en équipe et j’ai toujours cru que les différents acteurs
travaillant pour les musées en Afrique devraient avoir
une relation complémentaire et devraient travailler ensemble
et non l’un contre l’autre. En 2002, à l’initiative de
la Division du Patrimoine Culturel de l’UNESCO, certains
d’entre nous furent conviés à la réunion
'Enhancing Cooperation in Cultural Heritage on the African
Continent'. AFRICOM, WAMP, EPA, PMDA, ICCROM/Africa 2009
et ICOMOS y avaient participé.
Malgré les résolutions formulées qui portaient sur la nécessité de
tenir d’autres réunions pour mener à bien cette coopération,
et de partager nos ressources et nos informations, j’ai
l’impression que nous n’avons pas obtenu assez de résultats.
Cela est triste car nous avons tous des fonctions distinctes
et ne devrions jamais être perçus (ni nous sentir) comme étant
en concurrence. AFRICOM en particulier n’est pas un organisme
de formation et ne devrait jamais être perçu comme étant
en concurrence avec des organismes de formations tels que
l’EPA, le CHDA et le Robben Island Museum Training Programme
(RITP), pour n’en citer que quelques-uns. Malgré cela,
la concurrence et la suspicion se sont développées au fils
des années, mettant un frein à ce qui aurait pu être des
relations plus profitables à tous.
Ceci étant dit, je pense que AFRICOM a eu du succès dans l’encouragement des relations complémentaires et dans la mobilisation des gens et des intérêts communs. Ceci a été visible dans l’impressionnante participation des institutions partenaires d’Afrique et d’ailleurs aux deux Assemblées Générales, et par le fait qu’AFRICOM fasse circuler au sein de son réseau l’information concernant l’actualité et les opportunités de carrière des organisations partenaires.
La vérité c’est que nous tous sommes en concurrence car nous démarchons les mêmes partenaires financiers pour des ressources financières déjà insuffisantes. Nous partageons ainsi, parmi d’autres choses, le problème de la pérennisation de nos institutions. Aussi c’est contre notre intérêt de dupliquer nos efforts. J’insiste beaucoup là-dessus et j’espère qu’à l’avenir, nous pourrons voir toutes les organisations partenaires partager leurs savoir-faire, leur expérience et leurs informations, sans crainte de rivalité, étant entendu que chaque organisation a un rôle distinct et très important à jouer dans le domaine du patrimoine sur le continent.
Lire
l'intégralité...
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Lorna L. Abungu
Lorna
L. Abungu graduated in Archaeology/Museology from the University
of the State of New York. She has post-graduate training
in archaeological conservation and photography at the
Institute of Archaeology in London. Lorna joined the National
Museums of Kenya-NMK in 1989 as a coastal archaeologist
based in Mombasa before diversifying her work
and becoming involved with various public programmes at
the NMK.
From 2000 to 2006 she was Executive Director of AFRICOM,
the International Council of African Museums, whose headquarters
are in Nairobi, Kenya. On February 12, 2007, she received
a distinction from EPA for her involvement in the service
of African museums.
1.
What were the major challenges that you have had to
overcome as head of the AFRICOM Secretariat
during your
mandate?
There have been perhaps four main challenges:
1. Making the transition from the AFRICOM programmes to AFRICOM, the institution;
2. The actual creation of a functioning Secretariat;
3. Programming and making funding sustainable;
4. And having a mandate which covers the entire African
continent.
2.
What remains to be done, in your opinion, and what
should be the priorities?
This is a difficult question, and I certainly would
not want it to appear that I am imposing the way I
see things. I have served my two
mandates as Director, and the future direction clearly
lies in the hands of the new Director and new Board.
During my six years, I was extremely privileged to
work with so many wonderful people to build up the
organisation and its vibrant network of young (and
old!) heritage professionals. What remains to be
done, in my opinion, is to maintain (and build upon)
the
solid foundation that has been established to date
in order to gain confidence among technical and financial
partners, and among AFRICOM's members.
AFRICOM, I believe, is first and foremost a networking
organisation; networking relies upon communication. I therefore
feel that
improving the communication infrastructure (in terms
of online
accessibility) in African museums and heritage institutions – which
will in the end enable heritage professionals to
access information – should
remain a priority for AFRICOM. One can organize endless
workshops, training programmes and other important
events in Africa and elsewhere,
but unless we improve and
expand the communications network, it will always
be the same small group of people who benefit. To
this end, the Secretariat has developed a 2-phase
project that aims to link African museums to the
world through
the development of technical/online capacity and
through the development of digital content (especially
for smaller museums). I do hope that funding will
eventually be found for this ambitious project.
3.
What should be the priorities of African museums today?
AFRICOM has always passed on Alpha Konaré's message
that the European model of museums in Africa must be
broken,
and that African museums must be relevant to the communities
they serve. I believe many museums in Africa have achieved,
or are in the process of achieving this. This is a
priority and should remain a priority. Equally, however,
I believe that African museums can only achieve this
through strong, honest, and able leadership.
Over the years, we have concentrated on technical training
of museum personnel. Thanks to the efforts of ICCROM's
Prema programme,
many African museum professionals have been trained
in conservation and collection management techniques,
among others. The subsequent birth of EPA and PMDA
(now CHDA) has also resulted in continued technical
training and academic and professional development.
WAMP, Samp, Africa2009 and other heritage organisations
on the continent have been equally instrumental in
various training programmes. I am pleased that more
and more African museum professionals have recently been
able
to pursue more management-based studies, for example
at the APMHS (African Programme in Museum and Heritage
Studies) post-graduate course in Cape Town.
Our new generation of African museums needs a new generation of visionary leaders,
and it is up to the various players in the heritage
sector in Africa to see that this happens.
4.
How do you see the complementary relationship, or synergies,
between the different players/organisations/NGOs that
are working with museums in Africa?
This is a very important question. I am generally a
team player, and I have always felt very strongly that
the different players working
with museums in Africa should have a complementary
relationship and must work together and not against
each other. In 2002, at the initiative of the Division
of Cultural Heritage of UNESCO, some of us were invited
to the meeting: 'Enhancing Cooperation in Cultural
Heritage on the African Continent'. The participants
were: AFRICOM,
WAMP, EPA, PMDA, ICCROM/Africa 2009 and ICOMOS.
Despite the resolutions that we hold regular meetings
to foster this cooperation, and that we share resources
and information, I feel that not enough has been achieved.
This is sad, because we all have distinct functions,
and should never be seen to be (or feel ourselves to
be) in competition with each other. AFRICOM, in particular,
is not a training organisation, and should never be
seen to be in competition with training centres such
as EPA, CHDA and Robben Island Museum Training Programme
(RITP), among others. Nevertheless, competition
and suspicions have continued over the years, in some
ways hampering what could have been more mutually beneficial
relationships amongst us all.
This said, I do think that AFRICOM has achieved a level
of success in encouraging complementary relationships and
in mobilising people and common interests. This can be
seen through the impressive turnout of partner organisations
from Africa and beyond at the two General Assemblies, and
by the fact that AFRICOM actively disseminates news and
opportunities from partner organisations within its network.
The reality is that all of us are in competition, for we
rely on the same financial partners for already inadequate
financial resources. We share, among other things, the
problem of establishing sustainability. Thus it is against
our
own interests to
duplicate efforts. I feel very strongly about this, and
I hope that in the years to come, we can see all the partner
organisations sharing skills, experiences, and information,
without fear of rivalry – in
the understanding that each organisation has a distinct and very important
role to fulfil in the heritage sector on the continent.
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Dossier
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Special feature
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Muséums
d'histoire naturelle : les défis
Ce
texte est un extrait du rapport de la mission que Eirik
Granqvist, éminent taxidermiste, ancien conservateur
en chef du Muséum d'Histoire naturelle de Finlande,
a effectué en
septembre dernier en Chine sur invitation de l'Association
chinoise
des
musées d'histoire naturelle. L'extrait que nous reprenons
pose avec une très grande clarté le défi
actuel des muséums d'histoire naturelle. Nous reviendrons sur le sujet. On
notera au passage la situation aberrante dans laquelle se trouvent les pays
d'Afrique
francophone.
Il
y aura bientôt très peu de personnes capables de
faire un bon diorama ! Et ceci à une époque où l’enseignement
de la nature et de ses espèces est plus nécessaire
qu’avant. Dans beaucoup de pays dans le monde il
n’y a pas de muséum d’histoire naturelle ! C’est
le cas de toute l’Afrique francophone ! En Europe
aussi le problème est de taille. On le voit tout
le temps par exemple à la télévision, quand le présentateur
parle d’un animal tout en nous montrant des images
d’une autre espèce.
Les gens s’intéressent plus à la nature de nos jours mais ils n’ont aucun contact
avec elle et ne connaissent pas les espèces. Ils conduisent leurs voitures
le long des routes et ne voient pas d’animaux. Alors ils pensent que c’est
parce que tous sont en voie de disparition et qu’il n’y en a plus, alors qu’ils
sont peut-être très nombreux pour ceux qui les connaissent et savent où les
trouver…
Les lois sont de plus en plus écrites par des gens qui n’ont pas les connaissances
adéquates. Ils veulent parfois protéger des espèces qui n’en ont pas besoin,
et créent ainsi des problèmes aux paysans qui deviennent ainsi hostiles à la
protection de la nature. Et parallèlement à cela, les juristes oublient les
espèces qui sont réellement en danger. Tout ceci est fait avec passion, mais
sans réelles connaissances en histoire naturelle.
L’histoire naturelle et la taxidermie ont un rôle croissant à jouer de nos
jours.
Extrait de "State of the museum taxidermy in China" ICOM-
Nathist, Janvier 2007. Par Eirik Granqvist, Co-chair
of taxidermy working group
International Committee for museums and collections of natural history
Programme « Les Musées au service du
développement - Msd»
La
semaine du 12 au 16 février 2007 à l’EPA
a été marquée par les activités
de lancement du programme « Les Musées
au service du développement -Msd».
L’atelier Ecole-Musée avait pour objectifs
de susciter le renforcement de la coopération
entre les professionnels des musées et les acteurs
clés du monde de l’éducation en
Afrique et de mettre en place des réseaux de
compétences, de réflexion et d'actions
pour accompagner la mise en oeuvre du programme. Y
ont pris part 34 professionnels de 13 différentes
nationalités venus des milieux du patrimoine
et de l’éducation.
Encourager la signature de partenariats Ecoles/Musées,
appuyer le développement des musées communautaires,
susciter et accompagner la production de matériels
didactiques (manuels scolaires, kits et mallettes pédagogiques)
constituent les recommandations fortes pour faciliter
l’insertion du patrimoine dans les programmes
de l’école en Afrique.
Parallèlement à l’atelier, s’est
tenue la première session du Comité international
d’étude et de sélection des projets
soumis au financement Msd. 21 dossiers ont été examinés
dont 14 proposés par des institutions publiques
et 07 par des institutions privées ou communautaires.
Au terme de ces travaux, le comité a retenu
07 projets à financer par le Msd ; 2 dossiers,
après compléments d’informations,
seront réexaminés à la prochaine
session de sélection en septembre 2007 ; 12
ont été rejetés pour insuffisances
notoires.
Le comité a relevé sur l’ensemble
des dossiers certaines lacunes dont essentiellement
l’absence de projet scientifique et culturel
(PSC). Le comité a proposé à la
coordination EPA des orientations pour les prochaines
campagnes d’appels à projets.
La soirée officielle de lancement du Msd, le
12 février, plein d’éclats, a été honorée
par la présence du Directeur Général
de l’ICCROM, M. Mounir Bouchenaki.
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Natural
History Museums: the challenges
This
text is an excerpt from the report of the mission
that Eirik Granqvist, the celebrated taxidermist and
former curator of the
Finnish Museum of Natural History, carried
out last September in China. The mission was commissioned
by the Chinese association
of natural history museums. This excerpt shows with
great clarity the challenges that natural history museums
are facing. We shall come back to this in a later issue.
Please note the situation of the Francophone African
countries.
There
will soon be just a handful of professionals left
who are able to create good dioramas! This, in a time
when
the teaching about nature and its species is a greater
necessity than ever before. In very many countries
of the world there is not one natural history museum!
This is the case for the whole of French speaking
Africa! In Europe too, there is a major problem.
We can see this
all the time for instance on the television when the
speaker
is talking about one animal but the image is
showing a quite different species.
People are more interested
in nature
nowadays but they do not have contact with it and
they do not know the various species. They drive with
their cars
along the roads and they do not see any animals so
they believe that they are all becoming
extinct and that there are none left, although they may
be plentiful
for those who know them and know how to find them...
Laws are also increasingly being drafted by people without
the right knowledge. They often want to protect species
not in need of strong protection and thus create problems
for country people, who then become opposed to the protection
of nature. And along side
this,
lawmakers forget species that are in a real danger.
This is done out of genuine strong feelings but without
any real knowledge of natural history.
Natural History Museums and Taxidermy have a greater role to play now than
ever before.
From "State
of the museum taxidermy in China" ICOM- Nathist,
January 2007. By Eirik Granqvist, Co-chair of taxidermy
working group International Committee for museums
and collections of natural history.
"Museums at the service of development
- Msd"
Programme
The
week of February 12 to 16 was marked by the launch
of the "Museums at the service of development
- Msd"
programme.
The objective of the School/Museum workshop was to
encourage the reinforcement of cooperation between
museum professionals and key players in the education
area in Africa, and to set up networks of competence,
reflection and action to accompany the implementation
of the programme. 34 museum and education professionals
of 13 different nationalities took part in the workshop.
Strong recommendations were made to facilitate the
introduction of cultural heritage into African school
curricula:
to encourage the signing of collaborative agreements
between schools
and museums, to support the development of community
museums, and to encourage and support the creation
of didactic material
(school books, pedagogic kits, etc.).
Parallel to the workshop, the first session of the
international committee for the review and selection
of projects submitted to be financed by the Msd took
place. 21 projects were examined, 14 of which were
submitted by public institutions and 7 by private or
community institutions. At the end of the session,
the committee selected seven projects to be financed
by the Msd. Two projects will be re-examined at the
next session in September 2007 if they have completed
required
information. Twelve projects were rejected.
The committee observed that most projects
lacked a scientific and cultural project (strategic plan). The committee suggested
to the EPA coordination team a few orientations for the next call for projects.
The official launch dinner of the Msd, on February 12, a sparkling occasion,
was honoured by the presence of Mr. Mounir Bouchenaki, Director-General of ICCROM.
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Ils
nous ont rendu visite
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They visited us
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Visite
du DG ICCROM
Du
11 au 14 février 2007, M. Mounir Bouchenaki, Directeur
Général de l’ICCROM, accompagné de M. Gaël
de Guichen, a effectué une visite de travail à l’EPA.
Il a ainsi participé au lancement du programme « les
Musées au service du développement » et s’est
entretenu avec les professionnels de musées et de l’éducation
venus de 13 pays africains pour l’atelier Ecole-Musée.
Puis il a pris activement part à la 3ème session ordinaire
du Conseil d’Administration de l’EPA.
En sa double qualité de Vice Président du Conseil et de
Président du Comité de
gestion du Fonds EPA, M. Bouchenaki a été reçu en audience
par M. Antonin Dossou, Directeur de Cabinet au Ministère
du Développement, des Finances et de l’Economie,
pour explorer le soutien de ce ministère à l’EPA.
Il a également visité les Palais royaux d’Abomey. Avant
de repartir pour l’Italie,
M. Bouchenaki a déclaré :
« J’avais beaucoup d’échos favorables sur le travail d’Alain Godonou et
de son équipe mais la réalité dépasse de loin tous ces éloges. D’emblée, je me
suis senti dans une ambiance familière et je n’ai qu’un seul vœu à formuler :
faire en sorte que l’EPA devienne un centre d’excellence pour tous les professionnels
du patrimoine culturel de l’Afrique ».
Visite
de l'Ambassadeur des Etats-Unis
Première
visite à l'EPA
de S.E. Mme Gayleatha B. Brown, Ambassadeur des
Etats-Unis près le
Bénin, le 14 février 2007. Elle était
accompagnée d’une importante délégation des
services de l’Ambassade.
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Visit of ICCROM Director General
From
February 11 to 14 2007, Mr. Mounir Bouchenaki, Director-General
of ICCROM, visited
EPA accompanied by Mr. Gaël de Guichen. He participated
in the launch of the "Museums at the service
of development" programme and discussed with
African museum and education professionals who had
come from
13 different countries to participate in the Schools-Museums
workshop. Then he actively participated in the third
EPA Board meeting.
As both vice president of the EPA Board and President
of the Management Committee
of the EPA Endowment Fund, Mr. Bouchenaki had a meeting with Mr. Antonin Dossou,
Director of cabinet at the Ministry of Development, Finance and Economy, to explore
the possibilities of the Ministry supporting EPA.
He also visited the Royal palaces of Abomey.
Before leaving for Italy, Mr. Bouchenaki
said: "I have had many favourable reports on the work carried out by Alain
Godonou and his team, but the reality far exceeds all this praise. I
immediately
felt myself to be in a welcoming environment and I have only one wish: that
EPA
becomes a centre
of excellence for all heritage professionals of Africa."
Visit
of the United
States Ambassador
On February 14th 2007, H.E. Ms Gayleatha B. Brown, United
States Ambassador to the Republic of Benin, visited EPA for the first time.
She was accompanied by an important delegation of the Embassy.
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Le
Fonds EPA
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The EPA Endowment Fund
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Une
bonne nouvelle ! Le Fonds EPA constitué s’élève
aujourd’hui à 2.387.299,64 euros avec
un dépassement de près de 4% par rapport à l’objectif
de 2.250.000 euros fixé à son lancement
en 2001 par l’ICCROM. Le but visé par
la constitution du Fonds est de recueillir les intérêts
bancaires générés pour couvrir
les frais de fonctionnement de l’EPA.
Le Conseil d’Administration de l’EPA, réuni
en session ordinaire le 13 février 2007 exprime
sa profonde gratitude aux gouvernements,
organismes, fondations et particuliers qui ont contribué
: l’Italie,
la France, le Bénin, la Tunisie, l’Angola,
la Fondation Getty, l’Agence Internationale de
la Francophonie, la Fondation Leventis, la Compagnia
di San Paolo, l’ICCROM, le Ministère français
de la Culture, la Fondation Bettencourt-Schueller,
Radio France Internationale, la Région Piémont
(Italie), etc. Nous disons merci beaucoup ! Miwanou,
asante sana, al barka, akewa.
Le Conseil n’oublie pas non plus ces hautes personnalités internationales
qui ont accepté de parrainer le Fonds et tous ceux qui ont oeuvré à la
collecte de cette belle moisson. Ces remerciements vont tout particulièrement à M.
Gaël de Guichen qui a conduit les trois campagnes de levée de fonds.
La quatrième campagne de collecte s’ouvrira bientôt afin de
renforcer
les acquis de l’EPA. Un appel est lancé aux institutions africaines
et à tous les généreux donateurs.
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Good
news! The EPA Endowment Fund has been achieved and has
now reached 2,387,299.64 euros (3,156,726 USD),
4% more than the 2,250,000 euros targeted when it was
launched by ICCROM
in 2001.
The objective of this fund is to use the
interest generated to cover EPA's running costs.
EPA's Board which met on February 13, 2007,
expresses its sincere thanks to the governments, organisations,
foundations and individuals who have contributed: Italy,
France, Benin, Tunisia, Angola, the Getty Foundation,
the Agence Internationale de la Francophonie, the Leventis
Foundation, the Compagnia di San Paolo, ICCROM, the
French Ministry of Culture, the
Bettencourt-Schueller
Foundation, Radio France Internationale, the Piémont
Region (Italy), etc. Thank you all very much! Miwanou,
asante sana, al barka, akewa.
The Board also thanks the international personnalities
who agreed to be part of the Honorary Committee of the
Fund, and all those who have worked hard to raise this
abundant harvest. Our thanks especially to Mr. Gaël
de Guichen who carried out the three fund raising campaigns.
The fourth campaign will soon begin in order to reinforce
EPA's achievements. A call is issued to African
institutions and to all prospective donators.
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Paroles
de sagesse
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Words
of wisdom
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B
bwât talbàn yòg mba k ù sôg'
i
: On courbe le bois de l'arc au moment où il
est vert.
Proverbe
moba-gurma,
Togo, Ghana, Bénin, Burkina Faso
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B
bwât talbàn yòg mba k ù sôg'
i: You
bend the wood of the bow when it is green.
Moba-Gurma
saying,
Togo, Ghana,
Bénin, Burkina Faso
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Rédaction
: Alain Godonou, Anne Avaro, Nayondjoua Djanguenane.
Révision
anglais/English editing: Michael
Westlake. Photos : EPA.
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