La Lettre de l'EPA Maison PREMA  

 Bonjour à tous ! Au sommaire de ce numéro :

Editorial
L'invité : Silvio Marconi
Le Msd : de Ouagadougou à Libreville
Territoires et Patrimoines : chantier-école
Ils nous ont rendu visite
Hommage à Cesare Brandi

   Hello to everyone! In this issue:

Editorial
Our Guest: Silvio Marconi
The Msd: from Ouagadougou to Libreville
Landscapes and Heritage: work in progress
They visited us
Homage to Cesare Brandi



Editorial
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Editorial


Alain Godonou, Directeur de l'EPA

Alain GodonouChers amis,

Dans ce 17ème numéro de notre revue, nous donnons la parole à Silvio Marconi qui a travaillé avec nous il y a peu. C’est un observateur averti du « tourisme culturel » qui nous appelle à la vigilance dans un domaine où les déviances et les mauvaises surprises pourraient prendre le dessus si nous n’y prenons garde. Le débat est ouvert et nous attendons vos réactions !
« Les Musées au service du développement »-Msd et la réhabilitation de la Maison Migan sont nos deux principaux chantiers dont nous vous rendons compte : que de chemins parcourus !
Le ROCARE nous a rendu visite et nous avons appris, réciproquement, que nous partagions beaucoup de valeurs.
Nous ne pouvions pas boucler ce numéro sans nous associer aux manifestations du centenaire de Cesare Brandi qui a tant apporté à notre profession de gens du patrimoine.
Bonne lecture et bonnes vacances à ceux qui partent bientôt.

 

 


A message from the Director of EPA

Dear friends,

In this 17th issue of our Newsletter, Silvio Marconi, who has recently worked with us, gives us his views. He is a keen observer of "cultural tourism" – which calls for vigilance in an area where deviance and unpleasant surprises could have the better of us if we are not careful. The debate is open and we are waiting for your reactions!
The "Museums at the service of development"-Msd programme and the rehabilitation of the Migan building are our two main activities in progress. We give you an update here: much progress has been made!
The ERNWACA visited us and we found that we shared many values.
We cannot close this issue without participating in the celebration of the centenary of Cesare Brandi who brought so much to our profession.
Enjoy your reading and, if you are soon off on holiday, we hope you have a great time.

 

L'invité
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Our Guest


Silvio Marconi

Silvio Marconi est anthropologue et ingénieur en génie civil. Son travail dans la coopération au développement (Sénégal, Palestine, Salvador, Nicaragua, Tunisie, Ghana, Ouganda, Rwanda, Jordanie, Ethiopie, Bangladesh), dans la recherche anthropologique (Cuba, Maroc, Egypte, Espagne, Tunisie, Italie, France, Jordanie) et dans les domaines interculturels (Italie et France) est surtout consacré aux questions de corrélations entre les peuples et à la valorisation du patrimoine culturel matériel et immatériel.
Silvio Marconi est auteur de plusieurs livres, essais et articles.

1. Monsieur Marconi, aujourd’hui les Etats africains attendent beaucoup du tourisme culturel dans leur processus de développement. Quels sont selon vous, les enjeux et les défis de ce tourisme sur lequel ils fondent tout leur espoir ?
Le tourisme culturel est sûrement l’une des possibilités de développement non pas seulement des Etats africains mais aussi de tous les pays du monde dans les prochaines 10 – 15 années […] [Donc] à mon avis, le tourisme culturel est un défi […] et dans le cas spécifique des pays d’Afrique, c’est le résultat d’un processus qui nécessite la réhabilitation et la mise en valeur du patrimoine culturel. Il faut une approche transfrontalière, internationale et même intercontinentale parce que jusqu’aux prochaines cinquante années, il n’y aura pas un vrai marché de tourisme culturel à l’intérieur de l’Afrique. C'est-à-dire que les Africains qui auront de l’argent pour faire du tourisme culturel seront très peu nombreux. Donc, le tourisme culturel africain doit s’appuyer sur le tourisme en provenance d’Europe, d’Amérique et d’Asie.
Et ce tourisme allochtone possède des modes opératoires différents parce que bien sûr pour un Afro-américain, un Hollandais ou un Japonais, l’intérêt pour un voyage en Afrique est complètement différent. […]

2. Qu’en est-il des pièges du tourisme ?
Tout tourisme comporte des pièges même en Europe et aux Etats-Unis.
Le tourisme comporte à mon avis trois sortes de pièges.
- Le premier danger, c’est lorsque le tourisme devient le centre de focalisation de l’attention de la communauté. A partir de cet instant, ce que cette communauté produisait pour sa propre consommation identitaire sera dupliqué d’une manière ou d’une autre pour le touriste. L’artisanat par exemple va devenir souvenir. Et quand l’artisanat devient un souvenir, sa fonction liminaire meurt.
Alors si une statuette de 45 cm représentant un ancêtre se transforme en objet souvenir, elle n’est plus une statuette sacrée, ni religieuse car désacralisée par la reproduction un peu en série. Cela signifie que les petits enfants de cet ancêtre ne vont jamais reconnaître la sacralité de ces objets parce qu’ils les voient dans les petits marchés ou dans les aéroports.

- Le deuxième danger, c’est le tourisme sexuel.
Plusieurs fois la tradition a été utilisée et réinventée pour donner aux Européens, aux Américains et aux non Africains, l’image de l’Africain toujours sauvage, de l’Africain nu, de l’Africain, homme ou femme à l’état nature et qui peut offrir le sexe librement sans règle.
C’est bien sûr du racisme ! C’est aussi une idéologie sexiste qui permet de justifier l’exploitation sauvage de réseaux de pédophilie, de pornographie et de tourisme sexuel.
Ainsi, la pauvreté peut obliger une personne à se prostituer ou à pratiquer la prostitution et s’il y a des touristes qui en font la demande, il y aura bien sûr l’offre.

- Le troisième danger découle du tourisme qui bâtit des identités fausses, des mensonges identitaires. Nous savons en Europe, en Afrique et dans d’autres continents quels sont les dangers des fausses identités. C’est par exemple la guerre, la violence, le génocide…
Nous connaissons la situation du Rwanda où on a bâti deux identités Hutu et Tutsi qui n’existaient pas. Nous connaissons en Europe une situation pareille dans l’ex-Yougoslavie avec la Croatie et la Slovénie.
Et dans ce cas-là, le tourisme et même la mise en valeur du patrimoine, s’ils sont faits dans l’intention de créer des identités fausses peuvent être aussi très dangereux. Lorsqu’on agite ces fausses identités en provoquant par exemple des conflits entre Yoruba et Gun et entre musulmans et chrétiens à des fins politiques, en organisant des festivals folkloriques mensongers et en transmettant des messages mensongers aux enfants, on sème la pomme de la discorde. Après une génération, ces mensonges vont devenir réalité. Et s’il n’existait pas de rivalité entre groupe ethniques, des rivalités vont apparaître. Et si les rivalités existaient mais latentes, elles vont éclater et devenir ingérables. Alors les politiciens, les forces économiques et mêmes les puissances étrangères vont s’en servir pour faire éclater un Etat. C’est le troisième danger.

Merci.

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Silvio Marconi

Silvio MarconiSilvio Marconi is an anthropologist and a civil engineer. His work, in the area of cooperation for development (Senegal, Palestine, El Salvador, Nicaragua, Tunisia, Ghana, Uganda, Rwanda, Jordan, Ethiopia, Bangladesh), in anthropological research (Cuba, Morocco, Egypt, Spain, Tunisia, Italy, France, Jordan), and in the area of Interculture (Italy and France) is mainly dedicated to cultural relations between peoples and the enhancement of tangible and intangible cultural heritage.
Silvio Marconi has written various books, essays and articles.

1. Mr. Marconi, African states today expect a lot from cultural tourism in their development process. In your opinion, what are the stakes and challenges of this kind of tourism, on which they invest so much hope?
Cultural tourism is one of the ways towards development, not only for African countries but for all the countries of the world in the next 10 to 15 years [...] [So] in my opinion, cultural tourism is a challenge [...] and particularly for African countries. It is the result of a process which involves the rehabilitation and enhancement of cultural heritage. A cross boarder approach is necessary, as well as international or even intercontinental one, because over the next fifty years there will not be a real market for cultural tourism within Africa itself. What I means is, that there are unlikely to be many Africans with enough money to engage in cultural tourism. So African cultural tourism has to depend on tourism coming from Europe, America and Asia.
And this foreign tourism has different ways of operating. Because a journey to Africa means something very different to an African-American, a Dutch person, or a Japanese. [...]

2. What about the dangers of tourism?
Every form of tourism has its risks, even in Europe or the United States.
In my view, there are three sorts of dangers.
- The first danger is when tourism becomes the centre of attention of the community. At this point, what that community used to produce for its own identity-related consumption will be duplicated in one way or another for tourists. Arts and crafts artefacts will become souvenirs. And when arts and crafts becomes souvenirs, its primary function disappears.
So if a 45-cm statue representing an ancestor becomes a souvenir object, it is no longer a sacred or religious object, because it has been desacralized by mass reproduction. This means that the grandchildren of this ancestor will never recognise the sacredness of these objects, because they only see them in markets or airports.

- The second danger is sexual tourism.
Many times tradition has been used or re-invented to give Europeans, Americans and non-Africans in general an image of an always "wild" African, the naked African, the African, man or woman, in his/her natural state who can provide sex freely, without rules.
This is racism of course! It is also a sexist ideology which enables the ruthless network of paedophilia, pornography and sexual tourism to be justified.
Hence poverty can drive someone into prostitution or to prostitute themselves, and if there are tourists with the demand, there will of course be a supply.

- The third danger comes from tourism that can create false ideas, and identity-related lies. We know in Europe, Africa and other continents what the dangers of false identities are. They lead to war, violence and genocide...
We know the situation in Rwanda where separate Hutu and Tutsi identities where created, which did not exist before. In Europe the same situation exists in ex-Yugoslavia with Croatia and Slovenia.
And here, tourism and even the enhancement of cultural heritage, if they are done with the intention of creating false identities, can also be very dangerous. When one disseminates these false identities by provoking conflicts between Yoruba and Gun for example, and between Muslims and Christians for political reasons, or by organising phony folk festivals or by transmitting mendacious messages to children, discord results. In a single generation, these falsehoods will become a reality. And if there was no rivalry between ethnic groups, rivalry will appear. And if concealed rivalry existed it will explode and become unmanageable.
Then politicians, economic forces and even foreign powers will use that rivalry to cause a state to disintegrate. That is the third danger.

Thank you.

 

Le MSD
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The MSD


De Ouagadougou à Libreville, les premiers acquis

La mise en œuvre du programme « Les musées au service du développement »-Msd a connu des avancées significatives avec deux rencontres majeures à Ouagadougou du 02 au 06 avril, puis à Libreville, du 4 au 8 juin 2007.
Les résultats déjà obtenus, conformes aux objectifs fixés, sont assez encourageants. A preuve, le renforcement de la coopération recherchée entre les professionnels des musées et les acteurs clés du monde de l’éducation pour une meilleure appropriation du patrimoine culturel par les enfants africains est en marche. En témoignent le niveau de la participation des acteurs de l’Ecole (directeurs d'instituts pédagogiques nationaux, inspecteurs d’enseignement, animateurs pédagogiques, etc.) et la qualité de leur contribution à la question de l’éducation culturelle en Afrique. En particulier la réunion de Libreville a proposé des outils concrets de travail :
- un plan relativement élaboré pour la formation continue des enseignants à la maîtrise des classes patrimoines ;
- deux cadres conceptuels pour les activités visites de musée avec des approches du travail sur les masques et sur les contes, deux composantes constitutives et transversales du patrimoine africain dont les qualités en tant que concentrés de culture ont été soulignées.
Le fait que ces deux réunions aient chaque fois bénéficié d’un double parrainage, ministres en charge de la culture et de l’éducation, est un signe annonciateur du partenariat actif et formel qui a été suggéré entre ces deux tutelles et pour lequel un document type a été élaboré, à charge pour chaque pays de le décliner selon ses particularités. Il faut ajouter qu’à ces rencontres qui ont rassemblé près de 70 professionnels de 12 pays, venus du monde des musées et de celui de l’éducation, une place a toujours été faite aux musées privés et/ou communautaires qui exercent de fait une mission de service public.

Remerciements particuliers à :
- Mesdames Aline Koala, Ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme et Marie Odile Bonkoungou, Ministre de l'Enseignement de Base et de l'Alphabétisation, Burkina Faso
- Madame Blandine Marundu, Ministre de la Culture et des Arts et Monsieur Michel Menga, Ministre de l’Education Nationale, de l’Instruction Civique, chargé de l’Education Populaire, Gabon
- Madame Marie-Hélène Mathey-Boo, DG CICIBA et son équipe
- Mme Alimata Tanly Sawadogo, Directrice générale du Musée national du Faso et son équipe
- M. Ludovic Obiang, directeur du Musée des Arts et Traditions du Gabon et son équipe
- M. Christian Grégoire Epouma, Secrétaire permanent de la FAPE (Fédération Africaine des Associations des Parents d'Elèves et Etudiants).

 

 


From Ougadougou to Libreville, the first fruit

The implementation of the "Museums at the service of development" programme (Msd) has been extended by two major meetings: one in Ouagadougou, from April 2 to 6, then one in Libreville, from June 4 to 8, 2007.
The results already achieved, in accordance with the objectives, are very encouraging.For example, the necessary cooperation between museum professionals and key actors of the educational world in order to enable African children to better know their cultural heritage is now under way. Testifying to this is the high level of participation of actors from the School sector (directors of national pedagogical institutes, inspectors, teachers, etc.) and the quality of their contribution to the question of cultural education in Africa.
The Libreville meeting in particular suggested concrete working tools:
- a relatively elaborate training plan for teachers for the mastery of
heritage classes;
-
two conceptual frameworks for visit activities in museums with methodological approaches to masks and stories, two constitutive and transversal components of African cultural heritage, the qualities of which, as distillations of culture, were underlined.
The fact that these meetings were both under the double patronage of ministers in charge of culture and education opens up the prospect of an active and formal partnership between these two ministries. For this, a model document has been drawn up, which each country will have to adapt according to its particular requirements. In these meetings, which brought together 70 museum and education professionals from 12 countries, private and/or community museums have always been represented, these institutions having de facto a public service mission.

Our particular thanks to:
- Ms Aline Koala, Minister of Culture, Arts and Tourism and Ms Marie Odile Bonkoungou, Minister of basic Education and Alphabetisation, Burkina Faso
- Ms Blandine Marundu, Minister of Culture and Arts, and Mr Michel Menga, Minister of National Education, Civic Instruction in charge of Popular Education, Gabon
- Ms Marie-Hélène Mathey-Boo, DG CICIBA and her team
- Ms Alimata Tanly Sawadogo, Director General of the Musée national du Faso and her team
- Mr Ludovic Obiang, director of the Musée des Arts et Traditions du Gabon and his team
- Mr Christian Grégoire Epouma, Permanent Secretary of the FAPE (Fédération Africaine des Associations des Parents d'Elèves et Etudiants).

 

Territoires et Patrimoines
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Landscapes and Heritage


Chantier-école à Porto-Novo

La Municipalité de Porto-Novo a confié à l’EPA la maîtrise d’œuvre de son programme de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine immobilier du centre historique de la ville. Ce programme comporte trois principaux aspects : la conception d’un modèle juridique et économique pour la réhabilitation des bâtiments anciens de la ville à propriété privée, la mise en place d’une structure municipale de gestion du patrimoine et du tourisme et la conduite d’une opération pilote sous forme de chantier-école pour lancer les opérations de réhabilitation.

Objet de l’opération pilote de réhabilitation, le bâtiment Migan, qui doit abriter à terme les services municipaux du patrimoine et du tourisme, est soumis à un bail à réhabilitation entre la famille Migan "propriétaire" et la Mairie de Porto-Novo "preneur". La mise en œuvre du chantier-école, du 29 mai au 31 août 2007, repose sur une convention de partenariat entre l'EPA et les lycées de Porto-Novo à filières professionnelles du bâtiment, et sur des contrats de prestations de services avec les maîtres artisans spécialisés.

La démarche de chantier-école de réhabilitation a pour objectifs :
- identifier les principaux corps d'état indispensables dans la mise en œuvre d'opérations de réhabilitation et assurer l'encadrement général par les enseignants des lycées techniques et professionnels ;
- mobiliser les savoir-faire locaux en matière de matériaux traditionnels et de techniques de construction ;
- transmettre ces savoir-faire aux élèves des lycées techniques et professionnels, ouvriers et artisans de divers corps de métier du bâtiment participant à l'opération ;
- élaborer un référentiel des activités spécifiques aux réhabilitations du patrimoine immobilier de Porto-Novo et le référentiel des compétences qui lui sont associées.

L’ensemble de ce programme est financé par : Mairie de Porto-Novo, Ville de Lyon et Grand Lyon, Culture 2000, Villes Unies contre la pauvreté.

Nous vous rendrons compte de cette expérience riche à tout point de vue.

 

 


Work in progress in Porto-Novo

The municipality of Porto-Novo has named EPA head of works for its safeguarding and rehabilitation programme of the immovable heritage of the historic centre of the city. This programme has three main components: the drawing up of a juridical and economic model for the rehabilitation of the old private buildings of the town, the setting up of a municipal structure for the management of heritage and tourism, and the implementation of a pilot operation which takes the form of a "school-building site" (a building site used to train people) to launch the rehabilitation process.

The Migan building, selected for the pilot rehabilitation operation, and which will be the headquarters of the municipal services for heritage and tourism, is the subject of a rehabilitation lease between the Migan family "owner" and the town hall of Porto-Novo "leaseholder". The launch of the "school-building site", from May 29 to August 31 2007, is based on an agreement between EPA and Porto-Novo secondary schools which offer professional teaching in building, and on contracts with specialised artisans.

The "school-building site" approach targets various objectives:
- identify the major specialisation fields needed for the implementation of rehabilitation campaigns and ensure general supervision by teachers of technical and professional secondary schools;
- mobilise local know-hows concerning traditional materials and building techniques;
- transmit these know-hows to the pupils of technical and professional secondary schools, workers and artisans of various building specialties participating in the operation;
- draw up a reference system of specific activities concerning the rehabilitation of immovable cultural heritage of Porto-Novo and the reference system of competences associated with it.

The complete programme is financed by: Mairie de Porto-Novo, Ville de Lyon et Grand Lyon, Culture 2000, Villes Unies contre la pauvreté.

We will keep you informed of developments in this enriching experiment.

Ils nous ont rendu visite
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They visited us


Visite du ROCARE

La visite de la coordination du Réseau Ouest et Centre Africain de Recherche en Education-ROCARE conduite par Kathryn TOURE à l’EPA du 10 au 12 avril 2007 a été l’occasion de vérifier si besoin en est l’adage selon lequel le savoir est un bien qui se multiplie quand on le partage.
Nous ne nous connaissions pas, et nous avons été heureux de constater que nous partagions beaucoup de choses depuis nos débuts réciproques, à commencer par ce souci fondateur du développement de l’Afrique par l’intérieur. Nourrir les réflexions sur le développement de l’éducation (ROCARE) et de la culture (EPA) en Afrique, sont deux ambitions qui forcément devraient se rencontrer un jour.
Dans le contexte difficile qui est celui de l’Afrique, la question de la consolidation institutionnelle, du développement durable, est un défi permanent : l’EPA y a répondu par la mise en place du Fonds EPA, qui inspire aujourd’hui le ROCARE qui lui, a développé une approche et des outils de partenariat qu’il a mis à la disposition de l’EPA.
ROCARE et EPA ont convenu de se tenir réciproquement au courant de leurs travaux et de joindre leurs efforts pour des projets communs.

Pays dans lesquels le ROCARE est présent : BENIN - BURKINA FASO - CAMEROUN - COTE D'IVOIRE - GAMBIE - GHANA – GUINEE- MALI - MAURITANIE - NIGER - NIGERIA - SENEGAL - SIERRA LEONE – TOGO
Visitez : http://www.rocare.org

 



Visit by ERNWACA

The visit by the coordinating team of the Educational Research Network for West and Central Africa (ERNWACA) led by Kathryn TOURE from 10 to 12 April 2007 gave us the opportunity to confirm the truth of the saying: "knowledge grows if you share it".
We did not know each other previously and we were pleased to find out that we shared many things from our beginnings, starting with the wish for the development of Africa from the inside. The enrichment of thinking on the development of both education (ERNWACA) and culture (EPA) in Africa, are two ambitions which necessarily had to meet one day.
In the difficult African context, the question of institutional consolidation and sustainable development, is a permanent challenge. EPA has answered to it with the creation of its endowment fund, which today inspires ERNWACA. ERNWACA on the other hand has developed an approach and collaboration tools, which it has put at EPA's disposition.
ERNWACA and EPA have promised to keep each other informed of their work and to combine their efforts for common projects.

Countries in which ERNWACA is represented: BENIN - BURKINA FASO - CAMEROON - COTE D'IVOIRE - THE GAMBIA - GHANA – GUINEA - MALI - MAURITANIA - NIGER - NIGERIA - SENEGAL - SIERRA LEONE - TOGO

Visit: http://www.rocare.org


Hommage
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Homage


Hommage à Cesare Brandi

Une série de manifestations programmée de décembre 2005 à la fin 2007 fait revivre l’apport considérable de Cesare Brandi (1906-1988) à l’histoire moderne de la conservation du patrimoine. Le colloque international qui vient de se dérouler à Rome du 30 mai au 1er juin 2007 fut un des moments clés de la célébration du centenaire de cette figure majeure envers qui les professionnels du patrimoine culturel du monde entier ont une dette, qu’ils en soient conscients ou non.
A l’EPA, nous revendiquons une filiation à l’esprit de Cesare Brandi pour au moins trois raisons :
- Il était un penseur de la conservation-restauration autour de laquelle il avait une réflexion historique, philosophique et éthique.
- Il était aussi un homme d’action soucieux d’inscrire le patrimoine dans la durée : organisateur hors pair, il mit en place dans les années 40 l’ICR (Institut Central de Restauration de Rome), devenu après la Seconde Guerre mondiale et resté à ce jour, le principal modèle d’organisation des instituts du patrimoine culturel, avec ces deux caractéristiques majeures, un lieu de formation intellectuelle élevée, et un cadre d’apprentissage pratique rigoureux.
- Brandi commença son oeuvre à une époque difficile (la Seconde Guerre mondiale et ses destructions physique, morale et économique), ce qui ne l’empêcha pas de travailler et de se battre avec un grand optimisme.

Un grand merci au professeur Giuseppe Basile et à l’ Association des Amis de Cesare Brandi (AACB) pour avoir associer l’EPA à ces manifestations.
Consultez : http://www.cesarebrandi.org

 


Homage to Cesare Brandi

Cesare BrandiA series of events planned from December 2005 to the end of 2007 draws attention to the considerable contribution of Cesare Brandi (1906-1988) to the modern history of conservation of cultural heritage. The international colloquium which has just taken place in Rome, from 30 May to 1 June 2007, was one of the key moments of the celebration of the centenary of this major personality to whom cultural heritage professionals are greatly indebted, whether they know it or not.
At EPA we claim a filiation with the spirit of Cesare Brandi for at least three reasons:
- He was a thinker about conservation-restoration, towards which he had a historical, philosophical and ethical approach.
-
He was also a man of action careful to see heritage in the long term: an unrivalled organiser, in the 1940s he set up the ICR (Instituto Central de Restauro) in Rome, which after the Second World War became, and remains to this day, the main model of organisation of cultural heritage institutes, with their two main characteristics: a high level of intellectual training combined with a rigorous framework for practical training.
- Brandi started his work at a difficult period (the Second World War with its physical, moral and economic destruction), which did not stop him working and struggling with great optimism.


Our thanks to Professor Giuseppe Basile and to the Association des Amis de Cesare Brandi (AACB) for having included EPA in these events.
Please visit:
http://www.cesarebrandi.org

 



   Ce numéro vous est offert par la Coopération française.
   This issue is brought to you with the support of French Cooperation.


EPA : 01 BP 2205 - Porto-Novo - BENIN - Tel. : (229) 20 21 48 38 - Fax. : (229) 20 21 21 09  - 
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Rédaction : Alain Godonou (AG), Anne Avaro (AA), Nayondjoua Djanguenane (ND), Victoire Adegbidi (VA) et avec la contribution de T. Mireille Massouka. Révision anglais/English editing: Michael Westlake. Photos : EPA, AACB.

© EPA 2007 - ISSN 1840-5630