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| Bonjour à tous
! Au sommaire de ce numéro : Editorial
L'invité
: Jérôme
Nhan
Dossier
: semaine
marathon à l'EPA
Hommage
: le prix Ifé
Ils
nous ont rendu visite
Paroles
de sagesse
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Hello
to everyone! In this issue: Editorial
Our
Guest: Jérôme
Nhan
Highlight: marathon
week at EPA
Homage:
the Ifé award
They
visited us
Words
of wisdom
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Editorial |
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Editorial |
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Alain
Godonou, Directeur de l'EPA
Chers
amis,
Notre
vie tient à si peu. Ainsi nous a quittés
Amadou Abdoulaye Seck, Conservateur du Musée
de la Mer de Gorée le jeudi 5 juillet 2007,
victime de la bêtise, d’une « balle
perdue » en Casamance au Sénégal.
C’est à ce travailleur de l’ombre,
professionnel dévoué et exemplaire
que nous dédions ce nouveau numéro
de notre revue. Qu’il repose en paix ; nous
continuons l’œuvre commune et il restera
toujours dans nos cœurs.
Durant
cette année dont nous commencerons bientôt à faire
le bilan, la vie à l’EPA se sera incroyablement
intensifiée et la semaine que nous vous présentons
ici, à quelques variantes près, reflète
assez bien le temps de l’EPA, dont nous découvrons
quelques faces cachées dans les propos de l’invité de
ce numéro : Jérôme Nhan.
Nous ne pouvions pas laisser partir Jérôme sans
recueillir ses impressions, après presque quatre
années de bons et loyaux services à l’ICCROM,
d’où il a suivi l’EPA, avec un engagement
au-delà de ce qui lui était demandé.
Ses critiques, ses conseils, comme les vôtres,
vous tous qui nous appuyez et nous lisez sont précieux.
N’hésitez pas à nous parler, à nous écrire.
Mille mercis pour votre soutien et bonne lecture !
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A
message from the Director of EPA
Dear
friends,
Our
life is precarious. This is illustrated by the death
of Amadou Abdoulaye Seck, Curator at the
Musée de la Mer (Museum of the Sea) in Gorée,
Senegal, on July 5, 2007. He was the victim of human
stupidity, of a stray bullet in Casamance, Senegal. We
dedicate
this issue of our Newsletter to this dedicated and exemplary
professional who stayed in the background. May he rest
in peace. We carry on our common work and he will always
remain in our hearts.
Over the past year, soon coming to its close, life
at EPA has intensified incredibly, and the
week that we
talk about here shows pretty well how time goes by
at EPA.
We discover hidden facets of EPA
through the interview
with our guest, Jérôme Nhan. We could
not let Jérôme leave without wanting to
hear his impressions after four years of dedicated
and faithful
services at ICCROM, from where he followed EPA with
a dedication far in excess of his duties. His criticisms,
advice, as well as yours, all of you who support and
read us, are very precious to us. Don’t hesitate
to talk to us, to write to us.
Many thanks for your support, and enjoy reading
this Newsletter!
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L'invité |
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Our
Guest
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Jérôme
Nhan
Jérôme
Nhan fut de 2003 à 2005
chargé de mission pour le Fonds EPA au sein de
l’ICCROM à Rome. Aux côtés
de Gaël de Guichen, il contribua au succès
du Fonds EPA en tant qu’outil de financement durable
pour l’EPA. Devenu consultant à l’ICCROM
par la suite, il suit depuis septembre 2007 la formation
IOMBA (International Organizations Master of Business
Administration) à l’Université de
Genève.
Selon
toi, quels sont les problèmes et les défis
d’aujourd’hui pour les professionnels du
patrimoine en Afrique sub-saharienne ?
Les
lecteurs de cette chronique sont pour la plupart des
professionnels africains de la conservation du patrimoine,
ou des professionnels de la conservation hors d’Afrique
; ils connaissent les problèmes de terrain mieux
que moi. Ce que je voudrais faire, n’étant
pas moi-même formé à la conservation,
est placer ce problème dans le cadre d’une
réflexion sur les musées en Afrique sub-saharienne.
Je crois que les professionnels africains ont désormais
la possibilité d’être les protagonistes
d’une nouvelle aventure : faire émerger
des musées vraiment africains. Mon opinion tout à fait
personnelle est qu’aujourd’hui en Afrique
il faut se défaire de certains modèles,
voir ce qui se crée, encourager cette création,
et établir des structures complètement
nouvelles pour accueillir et faire vivre ces créations.
Je
me compte parmi les personnes qui malheureusement savent
trop peu de choses de l’Afrique, et cela
gêne mes efforts les plus sincères pour
comprendre son patrimoine. Je sens aussi, comme beaucoup
d’Africains, que le musée de type européen
ne fait pas justice à la richesse du patrimoine
africain – si peu préoccupé par les
objets en tant que tels, mais tellement par tout ce qu’ils évoquent
de caché et de mystérieux. Il y a un effort
de communication formidable à réaliser
autour de ce patrimoine avant qu’il nous devienne
familier. Je crois au travail de l’EPA parce que
c’est cela que l’EPA s’efforce aussi
de faire. Je ne connais aucune autre institution qui
le fasse avec autant de volonté et de succès.
Quel
est selon toi le plus grand défi pour l’EPA
?
Le
succès de l’EPA dépend pour une
large part de la situation en Afrique dans plusieurs
domaines. Par exemple, le site Internet de l’EPA
regorge d’informations utiles, mais comme on le
sait le taux de pénétration de l’Internet
en Afrique reste faible ; tout le travail de l’EPA
reste donc trop mal connu, tout cela par manque d’infrastructures
adéquates. Autre problème : la faiblesse
du tourisme culturel en Afrique sub-saharienne. Et puis
aussi le manque de reconnaissance en Afrique même.
En France le travail de l’EPA est connu et reconnu
jusqu’à l’Élysée, en
Italie ce ne sont pas moins de trois universités
qui ont des accords de partenariat avec l’école,
et je ne parle pas des partenaires aux Etats-Unis et
en Chine. Mais en Afrique comment créer des partenariats équivalents,
quand la plupart des gouvernements se désintéressent
de ces questions, quand les moyens dédiés
au patrimoine sont alloués de manière balbutiante
ou incohérente, quand les hommes politiques voient
comme unique modalité d’action possible,
pour promouvoir le patrimoine, de plaider de l’aide
auprès des bailleurs internationaux ? Bref on
constate un manque d’imagination et de courage
incroyables. Pour ma part je sais que l’EPA fait
partie de ceux qui avancent et font avancer les choses,
pas du côté de ceux qui se lamentent en
permanence et se donnent des crampes à force de
baisser les bras.
Quel est ton plus grand souhait pour ce qui concerne
le patrimoine africain ?
Je
crois que ce que je voudrais voir en Afrique c’est
un musée vraiment africain – un musée
dont le monde entier parle. Il est étrange que,
plusieurs dizaines d’années après
la décolonisation, on n’en trouve toujours
pas. C’est une preuve supplémentaire de
la profondeur de la cicatrice ; mais même les pires
cicatrices se referment, la seule variable inconnue c’est
le temps.
Par
musée je ne pense évidemment pas à des
structures avec l’air conditionné, des peintures à l’huile
et une petite boutique avec de jolies cartes postales.
Au contraire, il faut que cela ne soit pas un musée
au sens européen, peut-être faut-il délibérément
s’opposer au musée de type européen,
que cela cesse de s’appeler musée ; peu
importe l’appellation. Ce dont je parle c’est
tout simplement une structure permanente ou semi-permanente
qui ait pour raison-d’être d’accueillir
et de faire vivre un patrimoine (local ou international,
matériel ou immatériel) ; une structure
qui, tout en bénéficiant de financements
stables, doive, pour vivre, savoir répondre aux
attentes de son public et stimuler ce même public
par une offre de services unique. J’insiste sur
le point du financement : car à mon avis il faut
en finir avec le cercle vicieux des subventions publiques
délivrées au goutte à goutte et
qui ne font qu’entretenir des institutions sclérotiques,
sans raison d’être.
Très franchement je crois fermement que le jour
viendra où on verra de telles structures, musées
ou pas musées donc, qui seront des lieux d’optimisme,
de bonheur, de connaissance, de découverte de
l’autre. Dans le contexte actuel il faut une créativité et
un courage immenses pour entreprendre une telle aventure.
Il faut pour créer et maintenir de telles institutions
des personnalités d’exception, soutenues
par d’autres personnalités d’exception.
Je
ne sais pas à quoi cela peut ressembler en
pratique, et d’ailleurs ce n’est pas à moi
de le dire. Mais en utilisant les nouvelles technologies,
en utilisant des matériaux contemporains, en réinterprétant
les formes du passé, en jouant librement sur des
thèmes trop souvent traités de façon
standardisée, on pourrait faire des choses incroyables.
[...] Je crois qu’il y a dix mille façons
de faire vivre le patrimoine africain au sein de structures
" de type muséal ". Et grâce à des
programmes comme PREMA et Africa 2009, il y a dans de
nombreux pays des noyaux durs de professionnels de la
conservation formés pouvant accompagner cette
créativité. Quand ces musées viendront,
ils pourront compter, avec l’EPA, sur des formations
de qualité pour leur personnel, sur des conseils
avisés pour leur organisation, et sur la possibilité d’un
suivi au long cours de leur gestion.
Un dernier mot ?
Juste
un petit message à tous les lecteurs de
la chronique : si vous lisez ceci, c’est que le
travail de l’EPA vous intéresse. Prenez
donc le temps de réfléchir à comment
vous pouvez contribuer à son travail. Soulevez
des problèmes, posez des questions, contribuez
au Fonds EPA !
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Jérôme Nhan
Jérôme
Nhan was mission leader for the EPA Endowment Fund
at ICCROM in Rome from 2003 to 2005. With Gaël de
Guichen, he contributed to the success of the EPA Endowment
Fund
as a means of achieving sustainable financing for EPA.
He then became consultant at ICCROM and is now studying
for
a IOMBA
(International Organizations Master of Business Administration)
at the University of
Geneva.
In
your opinion, what are the stakes and challenges
of cultural heritage professionals in sub-Saharan
Africa?
The readers of this newsletter are for the most
part African professionals in the area of preservation
of cultural heritage. They know the problems they are confronted
with better than I. Not being
trained in conservation, what I would like to do is to
place the problem in the context of museums in sub-Saharan
Africa.
I think that
African professionals now have the opportunity of being
actors in a new adventure: the creation of truly African
museums. My personal opinion is that today in Africa we
need to
abandon certain models, see what is being created, encourage
these new creations and build entirely new structures
to house them and enable them to flourish.
Unfortunately, I am among those people who do not know
a lot about Africa and this stops me from understanding
much of its cultural heritage. I also feel, like many
Africans, that the European type museum does not do justice
to the richness of African heritage. The European type
museum is too little concerned with the objects in themselves,
but much more about what is hidden or mysterious about
them. There is an enormous effort to be made in communication
around this cultural heritage before it can become familiar
to us. I believe in the work carried out by EPA because
that is what EPA is trying to do. I do not know another
institution which does it with as much determination and
success.
In
your opinion what is the greatest challenge for
EPA?
EPA's
success depends for the most part on the situation
in Africa in various areas. For example, EPA's website
is full of useful information, but as we all know,
the level of Internet connectivity in Africa remains
low. All EPA's work remains therefore little
known, all because of poor infrastructure. Another
problem is the lack of cultural tourism in sub-Saharan
Africa. And also the lack of recognition in Africa
itself.
In France EPA's work is known and recognised right up to
the Elysée, in Italy there are at least three universities
which have collaborative agreements with EPA, and there
are partners in the USA and China. But in Africa how does
one
make equivalent collaborative agreements, when most governments
are not interested in these issues, when means dedicated
to cultural heritage are given inconsistently and incoherently,
when political leaders think that the only way
to enhance cultural heritage is to ask for financial support
from international sponsors? One sees an incredible
lack of imagination and courage. As far as I am concerned,
I know that EPA is an institution that goes forward and
makes things happen, unlike some who constantly complain
and
give up all too easily.
What
is your greatest wish concerning African cultural
heritage?
I
think that what I would like to see in Africa is
a truly African museum - a museum that the whole
world talks about. It is strange that, several decades
after decolonisation, there is still no such museum.
It is one more proof of the depth of the wound.
But even the worst wounds end up by healing, the
only unknown variable being the time it takes.
Of course by museum, I
am not thinking of air-conditioned buildings, with
oil paintings and a small shop selling pretty postcards.
On the contrary, it must not be a museum in the
European
sense. Maybe one should deliberately oppose oneself
against the European-type museum, that it should
stop being called a museum; the name doesn’t
matter.
What I mean is very simply a permanent or semi-permanent
structure whose aim is to "house" and
bring to life a cultural heritage (local or international,
tangible or intangible); a structure which must
not only be financially sustainable but which must
be able,
in order to survive, to satisfy the expectations
of
its
audience and stimulate it by unique
services.
I insist on the financing issue: in my opinion one
must end with the vicious circle of public financing
given
bit by bit and which encourages sclerotic institutions,
which have no reason for existing.
Quite frankly, I firmly believe that the day will come
when we will see such structures, whether museums or
something else, which will be places of optimism,
happiness, knowledge
and mutual discovery. In the current context great
creativity and courage is needed to undertake such
a venture. Exceptional people are needed to create
and maintain such institutions, supported by further
exceptional people.
I do not know what it should be like in the real
world, and it is not up to me to say so. But by using
new
technologies, contemporary materials, by reinterpreting
the past, by playing freely with themes which until
now have too often been presented in a standardised
way, one could do incredible things. [...] I think
that there are ten thousand ways to make African heritage
come alive within 'museum-type' structures. And thanks
to programmes such as PREMA and Africa 2009, there
are in many countries trained professionals in conservation
who can support this creativity. When these museums
come, they will be able to count on EPA for quality
training for their staff, for good advice concerning
their organisation, and for the long-term follow-up
of their management.
One
last word?
Just
a brief message to all the readers of this newsletter:
if you are reading this, it is because the work
carried out by EPA interests you. So take time
to think about what you can do to contribute.
Raise issues, ask questions, and contribute to
the EPA Endowment Fund!
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Dossier
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Highlight
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Semaine marathon à l'EPA
Cinq
activités ont meublé la semaine du
17 au 21 septembre 2007 à l’Eole du
Patrimoine Africain (EPA). Ont pris part à ces
réunions, sessions et ateliers, une centaine
de personnes : personnalités de l’Unesco,
l’Iccrom,
la Coopération française, la Cooparch-U,
le Grand Lyon, la Ville de Lyon, des professionnels
du patrimoine et de l’éducation et d’autres
personnes ressources.
Le
comité de
pilotage du Programme les
Musées au service du développement-Msd s’est
réuni le 18 septembre pour évaluer
l’état d’avancement de l’exécution
du programme par rapport aux prévisions calendaires
et budgétaires, pour sa première année
d’activité et
lui donner au besoin, des orientations en vue de
son développement à travers toute l’Afrique
subsaharienne.
Ont été présentés aux membres
du Comité de pilotage, le rapport d’étape
N°1 relatif à la mise en œuvre du programme,
le rapport financier et le document de programmation
de l’ensemble des activités à mener.
Eu égard aux résultats très satisfaisants
notamment, la création effective de la relation
Ecole-Musée, l’aménagement de
la salle polyvalente de l’EPA, et les divers
Projets Scientifiques et Culturels élaborés
par une dizaine de musées, un satisfecit a été adressé à la
Coordination du programme. Le programme se poursuit
avec une série de formations des enseignants
et des patrimoniteurs.
Ensuite s’est tenu le 19 septembre le Conseil
d’Administration
extraordinaire consacré exclusivement à la prise de fonction
des nouveaux membres entrés au Conseil à sa dernière session
ordinaire du 13 février 2007.
Ce fut l’occasion pour Mesdames Fatima Fall du Sénégal
et Maria Nazare de Ceita de Sao Tomé et Principe, représentant
les professionnels du patrimoine de la zone francophone et lusophone, de s’imprégner
des textes de base et de l’évolution de l’EPA afin de mieux
la servir. Le Conseil a saisi cette opportunité pour remercier Messieurs
Oumarou Nao du Burkina Faso et Manzambi Vuvu de l’Angola pour les services
rendus à l’institution pendant leur mandat.
Du
20 au 21, s’est déroulée la deuxième
session du Comité de sélection
des projets soumis pour financement du Msd. Le
Comité international,
après examen
de onze projets présélectionnés
sur vingt réceptionnés, a retenu deux
projets à financer, deux à retoucher
pour la prochaine session et sept, rejetés.
La
réunion sur les pratiques documentaires
dans les musées de l’Afrique sub-saharienne s’inscrivait dans le programme élaboré par
l'ICCROM et l'UNESCO visant à préparer
des outils pédagogiques dans 4 domaines prioritaires
: la documentation des collections, l’évaluation
des détériorations et des risques, la
réorganisation des réserves, le plan
d'urgence dans les musées. L’expertise
de l’EPA a été sollicitée
pour le volet Documentation. Ainsi, l’EPA a réalisé une
enquête sur les initiatives en documentation
ces 20 dernières années dans une dizaine
de musées d’Afrique sub-saharienne.
Les
résultats préliminaires de cette enquête
restitués
les 20 et 21 septembre en présence de professionnels de musées
africains et de représentants de l’ICCROM et de l’UNESCO,
ont révélé que 50% des musées interrogés
n’ont pas de registre d’inventaire et que toutes les tentatives
d’informatisation avaient échoué. Ces premiers constats
ont servi de base à des échanges approfondis sur la façon
de répondre aux besoins des musées des Pays les moins avancés,
et de mieux les accompagner dans la mise en place d’outils de documentation
accessibles et performants.
L’apothéose de ces cinq journées
de travail intense a été consacrée à la
restitution du chantier-école de réhabilitation
de la Maison Migan devant jouer dans un avenir proche
les nouvelles fonctions de Maison du patrimoine et
du tourisme de Porto-Novo.
Cette journée du 21 septembre 2007 dédiée à Cesare
Brandi, l’un des grands spécialistes en
restauration du patrimoine, a été ponctuée
de communications sur les résultats des recherches
entamées en mars dernier sur la Maison Migan.
L’inauguration de cette bâtisse réhabilitée
a été présidée
entre autres par le maire de Porto-Novo, le Maire adjoint
de Lyon et le Sénateur Yves Dauge qui,
concluant son discours disait : " le patrimoine
est un foyer qu’il faut garder allumé ".
Au demeurant la Maison Migan est ce foyer rallumé sur
lequel les communautés de Porto-Novo devront
veiller.
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Marathon
week at EPA
Five
activities took place in the week of September 17
to 21, 2007 at the School of African Heritage. About
100 people participated in these meetings, sessions
and workshops: personalities from UNESCO, ICCROM,
the French Ministry of Foreign Affairs, Cooparch-U,
Grand Lyon, the Lyon town hall, as well as heritage
and education professionals and other resource persons.
The
steering committee of the Museums at the service
of development programme met on September 18
to evaluate the progress of the implementation of
the programme
in regard to calendar and budgetary predictions
for the first year of its implementation. This, if
need be, in order to give the programme guidelines
for its development throughout sub-Saharan Africa.
The intermediary report concerning the implementation
of the programme, the financial report and the
planning of all the activities were handed out to
the members of the steering committee.
The results were considered very satisfactory, particularly
regarding the creation of the school-museum relationship,
the beginning of the building of the multi-purpose
room for EPA and the various cultural and scientific
projects
drawn up by a dozen museums. Congratulations were
offered to the programme's coordination team.
The programme will carry on with a series of workshops
for teachers and heritage educators.
Then,
on September 19, the extraordinary Board meeting
of
EPA took place. It was organised so that the
new members who were voted in the Board at
the
last
ordinary meeting of February 13, 2007 could officially
take up their duties. Hence Ms Fatima Fall from
Senegal and Ms Nazaré de Ceita from Sao Tome
and Principe, representing heritage professionals
from
French- and Portuguese-speaking countries, had an
opportunity to get acquainted with the basic texts
and the evolution of EPA in order to better perform
their duties. The Board took the opportunity to thank
Messrs. Oumarou Nao from Burkina Faso and Manzambi
Vuvu from Angola for the work they carried out for
EPA during their mandate.
From
September 20 to 21, the second session of the
Committee for the selection of projects submitted to be financed
by the MSD programme met. The international committee,
after examining the eleven projects which had been
pre-selected out of the 20 received, selected two
projects to be financed, two to be improved for the
next session, and rejected seven.
The
meeting on documentation practices in museums of
sub-Saharan Africa was part of the programme
drawn up by UNESCO and ICCROM in order to prepare
training tools in four key areas: Documentation
of collections, Risk and Deterioration Assessment,
Collections storage and Museum Emergency Programme
(MEP). EPA's expertise was solicited for the Documentation
area. Hence EPA carried out a survey in ten museums
of sub-Saharan Africa on former initiatives carried
out in documentation in
the past
20 years.
The preliminary results of this study were assessed
and discussed on September 20 and 21 with the participation
of African museum professionals and representatives
of ICCROM and UNESCO. These preliminary results show
that 50% of the museums questioned did not have
an accessions register and that all initiatives to
computerise
had failed. These first conclusions were the basis
of in-depth discussions as how to meet the needs
of museums of developing countries, and to better
assist them in the implementation of accessible
and efficient documentation
tools.
The
highlight of these five days intense activity was
the restitution of the work carried out by the
school-building site for the rehabilitation of the
Migan building,
which
will
in the near future be the Maison
du patrimoine et du tourisme de Porto-Novo (House
of Heritage and Tourism of Porto-Novo).
The whole day of September 21, dedicated to Cesare
Brandi, one of the great authorities in conservation
of cultural heritage, was given over to presentations
of the results of research started last March on
the Migan building.
The inauguration of the rehabilitated building was
honoured by the presence, among others, of the Mayor
of Porto-Novo, the Deputy Mayor of Lyon and Senator
Yves Dauge, who concluded
his speech by saying: "cultural heritage is
a fire that has to be kept lit". Hence the Migan
building is the rekindled fire that the communities
of Porto-Novo must safeguard.
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Hommage |
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Homage |
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Le
prix Ifé attribué à Alain Godonou
Le
Directeur de l’Ecole du Patrimoine Africain,
M. Alain Godonou s’est vu décerné le
14 juillet 2007 à Brazzaville le prix Ifé pour
l’innovation
muséologique initié par le Commissariat général
du Festival Panafricain de Musique (FESPAM).
Le FESPAM est un rendez-vous culturel d'échange,
qui regroupe les professionnels de musique, des sciences,
des
arts, ...
tous
les deux ans à Brazzaville, autour d'un thème
lié à ces domaines. Il est organisé par
le Gouvernement de la République
du Congo, sous l'égide de l'Union Africaine,
en partenariat avec l'UNESCO, le CICIBA, CIM, AFRICOM.
Attribué pour
la toute première fois lors
de cette sixième édition du FESPAM, le
prix Ifé récompense
désormais
les institutions publiques ou privées et les chercheurs
qui s’investissent
de par leurs œuvres et engagement dans la muséologie
africaine.
Le FESPAM a également honoré par ce même
prix M. Georges Abungu, ancien Directeur général
des musées du Kenya et représentant
de son pays au Comité du Patrimoine mondial de l’Unesco.
L’Afrique et ses professionnels à travers
le FESPAM chantent ces heureux récipiendaires.
Bravo ! Nous sommes ensemble.
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The
Ifé award given to Alain Godonou
Mr.
Alain Godonou,
Director of the School of African Heritage, was
honoured on July 14, 2007 in Brazzaville, Congo, with
the Ifé award
for museological innovation, on the
initiative of the General
Commission of the Pan-African Festival of Music (FESPAM).
FESPAM is a cultural exchange event, which brings
together professionals from the world of music, sciences,
arts, etc., every two years in Brazzaville, around
a theme linked to one of these areas. It is organised
by the Government of the Republic of Congo, under the
patronage of the African Union, in partnership with
organisations such as UNESCO, CICIBA, CIM, AFRICOM.
Given for the very first time on this sixth occasion
of the festival, the Ifé award honours
public or private institutions and researchers who
contribute
by their achievements and commitment to the development
of African museology.
FESPAM also presented the same award
to Mr George Abungu, former Director General of the
National Museums of Kenya and representative of his
country,
Kenya, at the World Heritage Committee of UNESCO.
Africa and its professionals, through the FESPAM,
offer their congratulations to the two award winners.
We
all stand
together.
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Ils
nous ont rendu visite
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They visited us
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02
juillet, M. Toleba Soumanou, Ministre béninois
de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, a
présidé, en présence de Mme Elisabeth
Feret, Chef de Délégation de la Commission
Européenne, la cérémonie d'ouverture
des formations du Programme PSCID (Programme de Soutien
aux Initiatives Culturelles Décentralisées)
financé par l’Union Européenne.
20
septembre, Mme Nao Hayashi Denis, Spécialiste
adjointe de la Section des musées et des objets
culturels de l’UNESCO a participé à l’atelier
de restitution de l’enquête
initiée par l’ICCROM et l’UNESCO sur
les pratiques documentaires dans les musées de
l’Afrique sub-saharienne. Elle s’est entretenue
avec les professionnels du patrimoine du réseau
EPA venus participer à d’autres ateliers
organisés
dans la même période.
21
septembre, M. Yves Dauge, Sénateur
français et Maire adjoint de Chinon, Conseiller
auprès du Directeur du Centre du patrimoine mondial,
représentant la convention France / UNESCO, accompagné de
M. Patrice Béghain, Adjoint au Maire de Lyon,
Délégué à la
culture, ont participé à l’atelier
de restitution des travaux de réhabilitation
de la Maison Migan devant abriter la Maison du Patrimoine
de Porto-Novo.
17
octobre, S.E. M. Carmelito de Melo, ambassadeur du
Brésil près le Bénin a effectué
une visite à l'EPA. Il a déclaré : "la richesse des
liens culturels
entre le Brésil et le Bénin mérite d'être valorisée.
L'EPA est un partenaire de premier plan dans ce projet
que j'encourage vivement".
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July
2. Mr. Toleba
Soumanou, Beninese Minister of Culture,
Tourism and Handicrafts, in the presence of Ms.
Elisabeth
Feret, Head of the European Union Commission Delegation,
presided over the launch ceremony of the training programme
of the
PSICD
(Programme
de Soutien aux Initiatives Culturelles Décentralisées),
financed by the European Union.
September 20. Mrs Nao Hayashi Denis, Deputy
specialist of the Museums and cultural objects section
of UNESCO,
participated in the restitution workshop of the survey
initiated by UNESCO and ICCROM on documentation practices
in museums of sub-Saharan Africa. She met heritage
professionals from the EPA network who were there
to participate in other workshops organised during
the same period.
September
21. Mr. Yves Dauge, French Senator and Deputy
Mayor of Chinon, Advisor to the Director of the World
Heritage
Centre of UNESCO, representing the France / UNESCO
convention, accompanied by Mr. Patrice Béghain,
Deputy Mayor of Lyon, Delegate for Culture, participated
in the restitution workshop of the rehabilitation
of the Migan building, which is soon to become the
headquarters of the House of Heritage and Tourism
of Porto-Novo.
October
17. H.E. Carmelito de Melo, Brazil Ambassador to the
Republic of Benin, visited EPA. He said: "the importance
of cultural links between Brazil and Benin deserves to be
enhanced. EPA is a first-rate partner in this project that
I strongly encourage." |
Paroles
de sagesse
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Words
of wisdom |
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Sankofa
: de l'akan sanko- retourne, fa- prendre. Est
symbole
de retour aux sources (aller s'informer au point
de
départ), utiliser le passé pour progresser.
Vient du dicton "Se
wo were fina wosan kofa a yenki" : il n'est pas
interdit de retourner chercher ce qu'on a oublié.
Symbole
adinkra utilisé au Ghana et en Côte d'Ivoire.
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|
Sankofa:
from the Akan sanko- go back, fa- take. It is the symbol
of going back to one's roots (to go and inform
oneself at
the
source), of using the past to progress. Comes
from the saying "Se wo were fina wosan kofa
a yenki": it is not forbidden to go
back to fetch what you forgot.
Adinkra symbol used in Ghana and Côte d'Ivoire.
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Rédaction
: Alain Godonou (AG), Anne Avaro (AA), Nayondjoua
Djanguenane (ND), Marie-Thérèse Hodé (MH).
Révision
anglais/English editing: Michael
Westlake. Photos : EPA.
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© EPA
2007 - ISSN 1840-5630
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